. Une augmentation de 80% des ventes de Rimal prévue cette année
· L’informel représente 75% de la production de sable
Après l’accalmie, c’est la reprise dans le secteur du sable. «Les deux premiers mois de l’année ont été plutôt calmes», rappelle Hassan Jai, président du directoire de l’entreprise Rimal et président de l’Association des professionnels du sable (APS).
Selon Jai, depuis le mois de mars, l’activité a connu une reprise, notamment sur l’axe Casablanca-Kénitra. Une tendance qui se confirme de mois en mois. En effet, la demande a connu un repli durant le premier trimestre. L’activité de Rimal, unique entreprise d’extraction de sable marin et filiale de Drapor, a aussi été impactée par les intempéries. Les arrêts de chantiers, les lâchers de barrages, l’absence d’infrastructures dans les sites d’exploitation… sont autant de facteurs qui expliquent l’accalmie d’une activité qui reste dépendante du climat. Mais malgré ces imprévus, le secteur du sable table sur une augmentation de 4% de son chiffre d’affaires en 2010. Pour la même année, Rimal prévoit la commercialisation de 1,8 million de m3 de sable contre 1 million de m3 en 2009 (soit une augmentation de 80%). Ces prévisions optimistes dans une conjoncture difficile se basent sur la nouvelle stratégie du groupe. En effet, l’entreprise compte contrecarrer la concurrence et l’informel par un positionnement axé sur le rapport qualité/prix. Les niveaux de prix de Rimal varient entre 90 et 130 DH le mètre cube. Côté concurrence, la fourchette des prix varie entre 55 et 160 DH le m3. Sauf que la forte teneur en sel, les déchets et autres impuretés des exploitations informelles présentent de nombreux risques dans le recours à ce matériau dans le BTP et l’immobilier (fissures, craquelures, débris…)
D’ailleurs, les produits Rimal présentent une alternative avec une gamme de produits traités, lavés et à faible teneur en sel. Plusieurs investissements ont été réalisés. D’autres sont en cours pour accompagner la dynamique du marché et diversifier les gammes de produits. Une station de lavage de sable a été installée sur le site de Mehdia en avril dernier. Une autre station de lavage sera opérationnelle sur la plateforme de Larache dès le mois de juillet. Pour ce qui est du site d’Azemmour, une station de crible y sera opérationnelle à partir de ce mois.
Le secteur du sable reste fortement touché par l’exploitation informelle. En effet, ce sont 50.000 m3 de sable qui sont prélevés illégalement et au quotidien au littoral. Ce chiffre devrait par ailleurs doubler durant l’été. Aujourd’hui, les industriels disposant d’autorisations d’exploitation et produisant un sable contrôlé ne représentent que 25% de l’ensemble de la production, soit plus de 20 millions de m3.
· L’informel représente 75% de la production de sable
Après l’accalmie, c’est la reprise dans le secteur du sable. «Les deux premiers mois de l’année ont été plutôt calmes», rappelle Hassan Jai, président du directoire de l’entreprise Rimal et président de l’Association des professionnels du sable (APS).
Selon Jai, depuis le mois de mars, l’activité a connu une reprise, notamment sur l’axe Casablanca-Kénitra. Une tendance qui se confirme de mois en mois. En effet, la demande a connu un repli durant le premier trimestre. L’activité de Rimal, unique entreprise d’extraction de sable marin et filiale de Drapor, a aussi été impactée par les intempéries. Les arrêts de chantiers, les lâchers de barrages, l’absence d’infrastructures dans les sites d’exploitation… sont autant de facteurs qui expliquent l’accalmie d’une activité qui reste dépendante du climat. Mais malgré ces imprévus, le secteur du sable table sur une augmentation de 4% de son chiffre d’affaires en 2010. Pour la même année, Rimal prévoit la commercialisation de 1,8 million de m3 de sable contre 1 million de m3 en 2009 (soit une augmentation de 80%). Ces prévisions optimistes dans une conjoncture difficile se basent sur la nouvelle stratégie du groupe. En effet, l’entreprise compte contrecarrer la concurrence et l’informel par un positionnement axé sur le rapport qualité/prix. Les niveaux de prix de Rimal varient entre 90 et 130 DH le mètre cube. Côté concurrence, la fourchette des prix varie entre 55 et 160 DH le m3. Sauf que la forte teneur en sel, les déchets et autres impuretés des exploitations informelles présentent de nombreux risques dans le recours à ce matériau dans le BTP et l’immobilier (fissures, craquelures, débris…)
D’ailleurs, les produits Rimal présentent une alternative avec une gamme de produits traités, lavés et à faible teneur en sel. Plusieurs investissements ont été réalisés. D’autres sont en cours pour accompagner la dynamique du marché et diversifier les gammes de produits. Une station de lavage de sable a été installée sur le site de Mehdia en avril dernier. Une autre station de lavage sera opérationnelle sur la plateforme de Larache dès le mois de juillet. Pour ce qui est du site d’Azemmour, une station de crible y sera opérationnelle à partir de ce mois.
Le secteur du sable reste fortement touché par l’exploitation informelle. En effet, ce sont 50.000 m3 de sable qui sont prélevés illégalement et au quotidien au littoral. Ce chiffre devrait par ailleurs doubler durant l’été. Aujourd’hui, les industriels disposant d’autorisations d’exploitation et produisant un sable contrôlé ne représentent que 25% de l’ensemble de la production, soit plus de 20 millions de m3.
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