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Commission Consultative de la Régionalisation

Chacun a sa pierre à apporter à l'édifice
Le chantier de la régionalisation en cours intéresse tous les acteurs qui mettent en avant leurs visions.
Depuis l'installation de la Commission consultative de la régionalisation (CCR) les débats, les écrits, les propositions et colloques autour de la régionalisation fusent de toutes parts.

Les partis politiques, les associations, les syndicats ainsi que des départements ministériels réfléchissent sérieusement à cette question. Cette préoccupation générale va permettre de faciliter le travail de la Commission consultative de la régionalisation et permettre au Maroc d'avoir une concertation très poussée à ce sujet. De même, les archives et l'histoire du Royaume, ainsi que nous le signale le président du CCR, Omar Azzimane, vont être riches en documents relatives à la régionalisation.

En effet, cela ne peut être qu'une bonne chose que tous les acteurs, appartenant à des spécialités différentes, apportent leur pierre à l'édifice de la régionalisation. Tant les juristes, les spécialistes du droit administratif, les constitutionnalistes, les économistes, les géographes, les sociologues… ainsi que des financiers ont eu leur mot à dire. Les géographes appellent à ce que l'aspect géographique soit pris en considération dans la détermination territoriale des régions, les sociologues attirent l'attention sur la particularité sociologique et culturelle de chaque région... Les financiers estiment dans ce cadre que la réforme du système fiscal local et les perspectives de la régionalisation avancée, constituent une nouvelle étape dans le développement de la décentralisation. Ils veulent qu'une telle démarche soit de nature à consolider l'autonomie financière des collectivités locales, à moderniser les procédures et permettre l'élaboration et la mise en œuvre efficientes du budget local. Les juristes se penchent, eux, sur les attributions qui doivent être conférées aux régions et ceux qui auront à les diriger.

Les économistes se préoccupent de l'équilibre des ressources et des activités économiques à prendre en considération dans chaque région. Ceci donne une idée sur le faramineux travail dont doit faire preuve l'équipe de la Commission. Car elle aura à faire une convergence entre ces différentes visions de la régionalisation en plus des approches de chacun des membres de la commission. Omar Azzimane nous apprend que la Commission écoute tout le monde et étudie toutes les propositions. Elle prend la peine de tout enregistrer et d'étudier. Si la commission ne communique pas autour de tout ce qu'elle fait, c'est parce que cela relève du Souverain, affirme Omar Azzimane.

QUESTIONS À : «Nous avons une masse énorme de documents à exploiter»

Depuis l'installation de la Commission consultative de régionalisation que vous présidez, vous avez rarement communiqué sur l'état d'avancement des travaux de la commission ?
Nous avons communiqué au début pour dire comment nous sommes organisés, comment nous travaillions, quels sont nos objectifs, quelles sont les procédures que nous suivons, les contacts que nous avons…Mais il est évident qu'on ne peut pas aller plus loin. Nous sommes chargés d'une mission, nous devons rendre compte à Sa Majesté le Roi à la fin de l'année.

Pour l'instant, est-ce que votre travail avance comme vous le désirez ?
Oui, absolument. Nous avançons très bien. Nous avons un chemin qui est très clair, des objectifs très précis. Nous essayons de les atteindre dans les meilleures conditions.
Les partis politiques, à qui vous avez demandé de vous faire part de leurs propositions au sujet de la régionalisation, vous ont remis des propositions qu'ils disent ne pas être définitives et pensent les développer...
Ce n'est pas du tout un problème. Il y a eu des choses dites dans la presse qui ne sont pas du tout exactes ni fondées. Les partis politiques, ceux qui ont été invités à venir exposer leurs positions sont venus. Ils ont exposé leurs propositions et on les a écoutées avec beaucoup d'attention. Nous avons eu de bonnes discussions. Les partis politiques qui ne sont pas représentés au Parlement nous ont fournit un écrit. Nous avons étudié ces écrits et nous connaissons la position de tous les partis politiques qui occupent l'espace politique. Pour nous, c'est un élément important que, bien évidement, nous prenons en considération même si les positions ne sont pas les mêmes. Mais c'est un élément important que nous devons bien sûr prendre en considération. Nous n'avons donc aucun problème de ce côté-là. C'est vrai que la décision de S.M. le Roi a pris tous le monde au dépourvu et c'est vrai que les premiers partis qui ont été invités à venir nous les avons pris, un petit peu, au dépourvu. Ils ont demandé un peu plus de temps pour produire d'autres documents. C'est tout à fait normal et logique. Nous leur avons dit : quand vous serez prêts, procurez- nous les documents et nous allons actualiser les documents initiaux. Il n'y a aucun mal à cela.

Est-ce que vous pouvez nous faire une description du volume des propositions que vous avez reçu jusqu'à présent ?
Nous sommes en train de traiter tout cela. Nous avons reçu énormément de propositions de la part des partis politiques, de la part des syndicats, nous avons reçu des propositions des chambres professionnelles de toute sorte, de la part de la Confédération générale des Entreprises du Maroc… De la part aussi de différents départements ministériels qui travaillent sur la question de la régionalisation. Nous avons écouté pendant des journées entières les élus, les élus au niveau communal, provincial et régional… Nous avons une masse énorme de documents, d'enregistrements… qui vont être utiles à la commission pour l'exploiter et pour en tirer les meilleurs enseignements. Documents qui vont être également utiles pour l'histoire. C'est à dire qu'il s'agit d'archives de la régionalisation marocaine.

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