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Festival de Sebou du court métrage:Un événement qui lutte contre vents et marées

Le rideau est tombé sur la quatrième édition du Festival de Sebou du court-métrage.
Malgré le manque de moyens, l'association du Ciné-club de Kénitra a réussi le pari d'organiser une manifestation cinématographique dont la ville peut désormais s'enorgueillir.

L'un des temps forts du festival, qui s'est déroulé du 5 au 8 mai, est l'hommage rendu au réalisateur marocain Abdelmajid R'chiche. Dans un moment de grande émotion, il n'a pas pu retenir ses larmes et a déclaré à cette occasion que cet hommage restera à jamais gravé dans sa mémoire et qu'il constitue l'un des plus beaux moments de sa vie. Ajoutant que ce geste est d'une grande valeur parce qu'il a eu lieu à sa ville natale. Le réalisateur de «Al Ajniha Al Mounkassira» (Les ailes cassées) a été longuement ovationné en recevant le trophée. Afin de donner à cet hommage toute son ampleur, les organisateurs ont présenté à l'assistance son court-métrage «Al Borak» réalisé en 1973. Le film d'une trentaine de minutes raconte l'histoire d'un jeune homme qui juste après avoir perdu son père, des promoteurs immobiliers peu scrupuleux ont voulu le déposséder d'un terrain qu'il a hérité. Rappelons que Abdelmajid R'chiche a déjà à son actif cinq courts-métrages, deux long-métrages et le troisième est en phase de préparation. Lors de la cérémonie d'ouverture, le président du jury, le réalisateur Hassan Benjelloun a regretté la disparition des salles de cinéma d'une ville qui était connue par ses belles salles obscures. Il a saisi cette occasion pour émettre le souhait de la création d'une salle de projection à la hauteur d'une ville qui a toujours aspiré à jouer les plus grands rôles dans le domaine de l'art et de la création. Dailleurs, faute de salle de cinéma, la grande salle de la municipalité de Kénitra a abrité le festival de Kénitra dans sa quatrième édition. Les films en compétition étaient au nombre de 25. Il s'agit de «Allo Pizza» de Mourad El Khoudi, «Rires en larmes» de Mohamed Labdaoui, «Poupya» de Samia Charkioui, «L'affectation» de Redouane et Khalil Fadel, «Court métragique» de Youssef Britel, «Dernier chapitre» de Jihane El Bahhar, «La jeune femme et l'école» de Mohamed Nadif, «Silence à haute voix» de Driss Idrissi, «Sin palabras» de Othman Nasiri, «Haya» de Yassir Khalil, «Le pain amer» de Hassan Dahani, «Aquarium» de Azedine El Ouafi, «Le célibataire» de Rachid Cheikh, «Sellam et Demetan» de Mohamed Amine, «Rêve Eveil» de Ali Tahiri, «Minuit» de Younes Reggab, «Liberté provisoire» de Nawfel Barraoui, «La vie est belle» de Janane Fatine Mohammadi, «La mémoire» de Ahmed Baidou, «Une pomme délicieuse» de Morad Khallou, «Cicatrices» de Mehdi Salmi, «Des tombes qui ne dorment pas» de Khalid El Ghard, «Rêves de l'Atlas» de Ismaïl Laouej et «D'un jour à l'autre» de Abdelilah Ouassif. Le festival était aussi l'occasion pour la projection de 5 films hors- compétition : «L'âme perdue» de Jihane El Bahhar, «Fatma» de Samia Charkioui, «Mon cheval» de Abdellatif Fadil, «37 kilomètres» de Othman Naciri, 3aller simple» de Mustapha Touil et «Portrait de famille» de Aziz El Jahidy. La cérémonie de clôture était consacrée à la distribution des prix. Compte tenu de la qualité des courts-métrages en compétition, le choix des films primés n'était pas une chose aisée comme l'a souligné Hassan Benjelloun. Après de longs moments de délibérations, le jury a attribué le premier prix de la ville à «Cicatrices» de Mehdi Salim». Le film raconte l'histoire d'une femme, Nora, violée par son psychiatre, Dr. Manssour. Elle va tenter de se venger de lui. Ce court métrage est qualifié par son réalisateur de thriller à huis-clos, basé sur une montée en puissance du drame, alternée avec des moments de tensions fortes et d'actions violentes et d'autres plus calmes, en surface, car c'est là que se joue la tension psychologique entre Nora et le Dr Manssour. Le court-métrage «Pain amer» de Hassan Dahani a obtenu le second prix et le troisième prix est allé à «Sellam et Demetan» de Mohamed Amine. Les organisateurs ont, en outre, remis au réalisateur Hassan Benjelloun, président du jury, un trophée souvenir pour son parcours cinématographique. Des cadeaux souvenir ont été également remis à la plus petite actrice dans l'un des films en compétition, Chaïmaa Ben Cheikh, et à la journaliste Sabah Bendaoud membre du jury pour son engagement en faveur de la promotion du cinéma.
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