.Moncef Belkhayat va boycotter les députés du PJD
· Pas de suite aux questions des parlementaires islamistes
Les propos d’Abdelillah Benkirane, secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD) continuent de susciter des réactions très vives de la part des responsables politiques. On lui reproche ses déclarations lors de la séance d’ouverture du 11e Congrès national du Mouvement Populaire (MP). Pour Benkirane, seulement quatre partis sont nés d’une volonté populaire au Maroc. Il s’agit de l’Istiqlal, l’USFP, le MP et bien entendu son parti le PJD.
Quelque 24 heures après, plusieurs organisations passent à la riposte via des communiqués de leur direction comme ce fut le cas du Parti authenticité et modernité (PAM), du Rassemblement national des indépendants (RNI), de l’Union constitutionnelle (UC) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS). Mais il semble que le tollé de certains responsables politiques a pris une autre dimension que celle de la dénonciation. C’est le cas de Moncef Belkhayat, ministre de la Jeunesse et des Sports. Ce dernier envisage de ne pas répondre aux questions posées par les députés du parti islamiste du fait que ce dernier ne reconnaît pas son propre parti, le RNI. La déclaration a été faite, vendredi dernier à Bouznika, lors d’une rencontre organisationnelle regroupant les jeunes et les femmes du RNI de la commune Moulay Rachid-Sidi Othmane à Casablanca. Légalement, le ministre de la Jeunesse et des Sports a-t-il le droit de prendre cette décision, s’interroge-t-on. «Selon la Constitution, les membres du gouvernement sont dans l’obligation de répondre, dans un délai fixe, aux questions posées par les représentants de la nation», rappelle le président d’une commission à la première chambre du Parlement. «Il s’agit d’une réaction à chaud de la part de Belkhayat suite à cette tempête politique qui va se calmer par la suite avec le temps», temporise Abdelaziz Rabah de la direction du PJD et président du Conseil municipal de Kénitra.
Toujours dans le même sens, un dirigeant du RNI a rappelé que la position de son parti a fait l’objet d’un communiqué officiel dans lequel il a condamné «la tendance hégémonique et les rêves éradicateurs du PJD à l’égard de tous ceux qui s’opposent à ses orientations et ses positions». «Lorsque le RNI s’est engagé dans la lutte démocratique et institutionnelle, plusieurs personnes, aujourd’hui militants du PJD et adeptes de l’éradication des partis nationaux, ont opté pour la voie de la violence et de la destruction», rappelle le communiqué. Pour Rachid Talbi Alami, responsable du RNI et ex-ministre chargé des Affaires économiques et générales, Benkirane a profité de la présence de plusieurs délégations, notamment étrangères, lors de la séance d’ouverture du congrès du MP pour «faire des déclarations irresponsables». Il rappelle à cette occasion que «dans une démocratie, personne n’a le droit d’exclure l’autre même s’il est minoritaire, et la légitimité politique revient aux urnes». Quant à Mohamed Aujar, membre du bureau exécutif du RNI, il recommande aux amis de Benkirane de suivre l’exemple de certains partis islamistes modérés dans d’autres pays et qui «focalisent leur travail sur le développement socioéconomique des populations au lieu de nourrir des idées d’exclusion».
· Pas de suite aux questions des parlementaires islamistes
Les propos d’Abdelillah Benkirane, secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD) continuent de susciter des réactions très vives de la part des responsables politiques. On lui reproche ses déclarations lors de la séance d’ouverture du 11e Congrès national du Mouvement Populaire (MP). Pour Benkirane, seulement quatre partis sont nés d’une volonté populaire au Maroc. Il s’agit de l’Istiqlal, l’USFP, le MP et bien entendu son parti le PJD.
Quelque 24 heures après, plusieurs organisations passent à la riposte via des communiqués de leur direction comme ce fut le cas du Parti authenticité et modernité (PAM), du Rassemblement national des indépendants (RNI), de l’Union constitutionnelle (UC) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS). Mais il semble que le tollé de certains responsables politiques a pris une autre dimension que celle de la dénonciation. C’est le cas de Moncef Belkhayat, ministre de la Jeunesse et des Sports. Ce dernier envisage de ne pas répondre aux questions posées par les députés du parti islamiste du fait que ce dernier ne reconnaît pas son propre parti, le RNI. La déclaration a été faite, vendredi dernier à Bouznika, lors d’une rencontre organisationnelle regroupant les jeunes et les femmes du RNI de la commune Moulay Rachid-Sidi Othmane à Casablanca. Légalement, le ministre de la Jeunesse et des Sports a-t-il le droit de prendre cette décision, s’interroge-t-on. «Selon la Constitution, les membres du gouvernement sont dans l’obligation de répondre, dans un délai fixe, aux questions posées par les représentants de la nation», rappelle le président d’une commission à la première chambre du Parlement. «Il s’agit d’une réaction à chaud de la part de Belkhayat suite à cette tempête politique qui va se calmer par la suite avec le temps», temporise Abdelaziz Rabah de la direction du PJD et président du Conseil municipal de Kénitra.
Toujours dans le même sens, un dirigeant du RNI a rappelé que la position de son parti a fait l’objet d’un communiqué officiel dans lequel il a condamné «la tendance hégémonique et les rêves éradicateurs du PJD à l’égard de tous ceux qui s’opposent à ses orientations et ses positions». «Lorsque le RNI s’est engagé dans la lutte démocratique et institutionnelle, plusieurs personnes, aujourd’hui militants du PJD et adeptes de l’éradication des partis nationaux, ont opté pour la voie de la violence et de la destruction», rappelle le communiqué. Pour Rachid Talbi Alami, responsable du RNI et ex-ministre chargé des Affaires économiques et générales, Benkirane a profité de la présence de plusieurs délégations, notamment étrangères, lors de la séance d’ouverture du congrès du MP pour «faire des déclarations irresponsables». Il rappelle à cette occasion que «dans une démocratie, personne n’a le droit d’exclure l’autre même s’il est minoritaire, et la légitimité politique revient aux urnes». Quant à Mohamed Aujar, membre du bureau exécutif du RNI, il recommande aux amis de Benkirane de suivre l’exemple de certains partis islamistes modérés dans d’autres pays et qui «focalisent leur travail sur le développement socioéconomique des populations au lieu de nourrir des idées d’exclusion».
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