En l’absence de données fiables sensées orienter les stratégies marketing et commerciales et anticiper l’évolution du secteur automobile, Eqdom l’un des acteurs majeurs du crédit à la consommation à destination des salariés de la fonction publique et du secteur privé au Maroc a décidé de lancer une étude barométrique pour pallier cette carence « L’espace était vierge, il n y avait aucune étude auparavant » a déclaré M. Christophe Laurent, directeur général adjoint d’Eqdom. Réalisée sur un échantillon de 1000 personnes, soit 500 personnes possédant un véhicule, et 500 non possesseurs. L’étude a pris en compte plusieurs variables et indicateurs afin d’étudier le comportement et les habitudes de consommation de la population cible. Il en ressort un ralentissement du marché automobile en 2009, en termes de volume. En effet, le marché avait connaît un grand pic en dépassant le cap historique de 100 000 véhicules en 2007, pour arriver ensuite à 120 000 et stagner à ce niveau. Selon le sondage réalisé par Ie cabinet Ipsos, la notion de rêve est très présente. Les Marocains rêvent encore de posséder une voiture, ils rêvent notamment de marques germaniques telles que BMW, Audi ou encore de marque française Peugeot. Mais au moment de concrétiser leur achat ce sont des marques comme Kia, Fiat, ou Dacia. La fiabilité et la solidité étant sont les principaux critères d’achat, réseaux routiers et conditions de circulation obligent. Suivent la performance, meilleur rapport qualité/prix, esthétique, prestige/image alors que le confort ne vient qu’en dernier lieu. Sur L’échantion en question on distingue 4 catégories : ceux qui possèdent une voiture et ont l’intention d’en acquérir une autre neuve représentent 53%. Ceux qui acquièrent pour la première fois une voiture. La perspective d’acheter une autre ne se pose pas dans l’immédiat (31%). Ceux qui possèdent une voiture neuve et projettent d’acheter une deuxième, voire une troisième voiture neuve comptent 3%, et enfin ceux qui possèdent une voiture et n’ont pas l’intention d’en acheter et n’en sont cependant pas à leur première voiture sont au nombre de 13%. L’analyse de ces données permet de dire que le marché automobile au Maroc est un marché de renouvellement et non d’acquisition. En terme de financement, 60% vont acheter à crédit et 40% vont payer comptant, contrairement au marché d’occasion, où l’on paie plus comptant. 58,2% des non possesseurs ont l’intention d’acheter une voiture neuve, contre 33% une voiture d’occasion et 9 % d’indécis. Pour le deuxième semestre, 45% des possesseurs projettent l’acquisition d’une nouvelle voiture, contre 55% qui ne comptent pas renouveler leur véhicule. Concernant la fourchette de prix souhaité, elle varie entre 90.000Dhs et 150.000Dhs pour les voitures neuves et 50.000 Dhs et 90.000dhs pour les voitures d’occasions. Selon les responsables de cette étude, le marché marocain est encore jeune mais il a mûrit. « En dépit d’un marché déprimé, il y a l’intention d’achat », a déclaré M. Meyer, directeur général d’Ipsos Maroc. Même son de cloche chez M. Christophe Laurent qui estime que « le marché est suscptible de repartir car il n y a pas d’effondrement, il y a juste une stagnation et il y a encore cette notion de rêve qui est très présente », mais c’est surtout le transport en commun qui fait défaut qui reste le principal moteur d’achat de véhicule particulier au Maroc. Enfin, selon le directeur général d’Ipsos Maroc, le marché marocain commence à se comporter comme celui de l’Amériue latine, par destockage. Le consommateur attend que les concessionnaires aient recours aux promotions pour liquider leurs stocks. Ce qui perturbe l’évolution classique du marché.jeudi 13 mai 2010
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1 commentaire :
Le crédit à la consommation se développe dans tous les pays.
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