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Abdelhafid Rahmani écope de la perpétuité à Orlando

Fièrté meurtrière
Accusé du meurtre de son épouse et de son amant, il est condamné à la prison à vie. Ses juges n’ont pas été convaincus par "les différences culturelles" censées lui permettre de laver son honneur à moindre frais.
 Finalement, Abdelhafid Rahmani, a été jugé, vendredi 19 septembre 2003, coupable de meurtre au premier degré et d'intrusion armée par un tribunal de Floride. Rahmani, qui croupit dans la prison d'Orlando, en Floride, depuis 1996, était poursuivi dans l'affaire du double homicide de sa femme et de l'amant de celle-ci, l’Egyptien Medhat Zamzam.
Rahmani compte interjeter appel, a indiqué son avocat, précisant que le tribunal allait lui assigner un avocat commis d'office. Son avocat avait axé sa défense sur la différence de cultures, sur le fait qu’au Maroc, les crimes liés à l’adultère étaient punis avec beaucoup d’indulgence.

Réputation
L'accusé avait avoué son acte dès son arrestation, y compris devant les caméras de la télévision locale où il a notamment déclaré tenir à sa réputation. Abdelhafid Rahmani et Souad Bousserhan avaient une fille, Sarah, âgée aujourd'hui de six ans.
Accusé du meurtre, le 1er février 1996, de son épouse Souad Bousserhan et du nouvel époux de celle-ci, Rahmani avait reconnu les faits. Il risquait de ce fait la peine de mort par électrocution ou la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle. 

Accusé du meurtre, le 1er février 1996, de son épouse Souad Bousserhan et du nouvel époux de celle-ci, Rahmani avait reconnu les faits. Il risquait de ce fait la peine de mort par électrocution ou la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle.
Son avocat américain s’était rendu au Maroc pendant l’hiver 2000 afin de recueillir des témoignages auprès des proches et des connaissances de l'accusé. L'accusé, qui travaillait dans un fast-food, n'avait pas supporté la liaison de sa femme avec le directeur égyptien de ce restaurant.
Au début, il était question de simple procédure administrative. La jeune épouse, qui devait contracter un mariage blanc avec Zamzam pour permettre au couple d’obtenir la carte de séjour et, plus tard, la nationalité américaine, lui a laissé un petit bout de papier lui indiquant qu’elle était en voyage au Maroc. Rahmani tente en vain de la joindre par téléphone chez sa famille, à Kénitra.

Colère
Quelques semaines plus tard, la femme le contacte au téléphone et lui signifie, selon la législation américaine, son mariage avec l’Egyptien Zamzam. Abdelhafid Rahmani, en rage après avoir appris que Souad et Medhat Zamzam s'étaient mariés, était de plus rentré dans une colère noire quand il a su que son propre acte de mariage marocain n'avait pas de valeur sur le territoire des Etats-Unis. Fou de jalousie, le mari délaissé est allé dans un supermarché et y a acheté un pistolet.
Il force la fenêtre de l’appartement jusqu’à la chambre à coucher et tue froidement les deux amants. Après le crime, Rahmani retourne au supermarché et tente en vain de se faire rembourser le pistolet. Il prend ensuite la fuite au Texas, où il est arrêté soixante-douze heures plus tard.
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