5/11/1974
Dans la région de Kénitra, les récoltes sont détruites, les routes coupées et de nombreuses fermes isolées
Rabat, 27 décembre (d. Petit Parisien) La pluie continue et, parallèlement se développe la crue du Sébou qui, à Kénitra, le port de son embouchure, atteint 1 m. 30. En outre, le fleuve. sur la plus grande partie de son cours, en plaine, est sorti de son lit dans les journées de lundi et de mardi, et toute la région est transformée en un immense étang où n'apparaissent comme des iles que les fermes européennes
particulièrement nombreuses dans le pays. Certes, le phénomène ne peut être comparé aux récentes catastrophes algériennes, puisqu'il s'agit en réalité d'une crue qui recient assez périodiquement, mais il aura néanmoins de désastreuses conséquences agricoles par la ruine des semences et l'inondation des silos où pourrit le blé de la récolte dernière. Les inondations auront aussi de graves conséquences économiques par la destruction des routes et des voies ferrées. Elles atteignent aussi une ampleur jamais revue depuis 1916.
Sur la rive droite du fleuve de Sidi Alal-Tazi à Souk-el-Tleta, Souk-el-Arba et Mchra-del-Ksiri, ja route, entièrement couverte d'une nappe d'eau de cinquante centimètres, permet le seul passage des lourds camions. C'est grâce a eux qu'ont passé aujourd'hui les fonctionnaires des travaux publics et que le résident Steeg visitera mercredi les sinistrés. Sur la rive gauche, dans l’intérieur de la boucle du fleuve, la situation est plus sérieuse encore, l'eau atteignant. a certains endroits, notamment au Souk- el-Djemna. un mètre cinquante de hauteur. Les pontonniers ont balisé les
routes pour que les véhicules et les cavaliers ne se perdent en des fondrières et étavent de sacs de terre, pour les protéger, les piles des ponts. Cependant, la voie ferrée vers Tanger, par Petit- Jean et Mechra-del-Ksiri. est coupée aussi. On s'efforce de visiter en bateau les fermes européennes pour en assurer
les ravitaillement. Quant aux indigènes sinistrés, ils sont rassemblés, chauffés et
nourris. Il est il remarquer, d'ailleurs, que tous les Français et Berbères gardent une confiance absolue et un calme remarquable.
Le Petit Parisien Mercredi 28 Décembre 1927
52e ANNEE N° 18565
Source : Bibliothèque nationale de France, département Estampes
Rabat, 27 décembre (d. Petit Parisien) La pluie continue et, parallèlement se développe la crue du Sébou qui, à Kénitra, le port de son embouchure, atteint 1 m. 30. En outre, le fleuve. sur la plus grande partie de son cours, en plaine, est sorti de son lit dans les journées de lundi et de mardi, et toute la région est transformée en un immense étang où n'apparaissent comme des iles que les fermes européennes
particulièrement nombreuses dans le pays. Certes, le phénomène ne peut être comparé aux récentes catastrophes algériennes, puisqu'il s'agit en réalité d'une crue qui recient assez périodiquement, mais il aura néanmoins de désastreuses conséquences agricoles par la ruine des semences et l'inondation des silos où pourrit le blé de la récolte dernière. Les inondations auront aussi de graves conséquences économiques par la destruction des routes et des voies ferrées. Elles atteignent aussi une ampleur jamais revue depuis 1916.
Sur la rive droite du fleuve de Sidi Alal-Tazi à Souk-el-Tleta, Souk-el-Arba et Mchra-del-Ksiri, ja route, entièrement couverte d'une nappe d'eau de cinquante centimètres, permet le seul passage des lourds camions. C'est grâce a eux qu'ont passé aujourd'hui les fonctionnaires des travaux publics et que le résident Steeg visitera mercredi les sinistrés. Sur la rive gauche, dans l’intérieur de la boucle du fleuve, la situation est plus sérieuse encore, l'eau atteignant. a certains endroits, notamment au Souk- el-Djemna. un mètre cinquante de hauteur. Les pontonniers ont balisé les
routes pour que les véhicules et les cavaliers ne se perdent en des fondrières et étavent de sacs de terre, pour les protéger, les piles des ponts. Cependant, la voie ferrée vers Tanger, par Petit- Jean et Mechra-del-Ksiri. est coupée aussi. On s'efforce de visiter en bateau les fermes européennes pour en assurer
les ravitaillement. Quant aux indigènes sinistrés, ils sont rassemblés, chauffés et
nourris. Il est il remarquer, d'ailleurs, que tous les Français et Berbères gardent une confiance absolue et un calme remarquable.
Le Petit Parisien Mercredi 28 Décembre 1927
52e ANNEE N° 18565
Source : Bibliothèque nationale de France, département Estampes
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