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L'UE demande à Rabbah de justifier le financement d'un projet à Kénitra

9/22/2016

Philip Mikos, le chef de la Coopération à la Délégation de l’Union européenne au Maroc, aurait fait part de son insatisfaction contre Aziz Rabbah, le maire PJD de Kénitra.
Selon Jeune Afrique qui rapporte l'information ce mercredi, c'est l'état d'avancement du projet d’électrification durable de la ville, financé par un don de l'UE d'un million d’euros, qui est à l'origine du différend.
Le journal, qui s'est procuré des copies de deux courriers datés du 11 juillet et du 30 août 2016, adressés à ce sujet par Philip Mikos à Aziz Rabbah, indique que le responsable européen a signalé au maire que "la plupart des activités prévues" dans le programme "n’ont pas été engagées".
Aussi, Mikos déplorerait "un retard de plus d’un an" déjà, alors même "qu’un préfinancement a été accordé dès la signature du contrat, fin 2014".
Selon les échanges et les réunions tenues entre l’équipe de la mairie de Kénitra et la délégation de l'UE, "un manque flagrant d’appropriation du projet et des capacités limitées au niveau de la commune", ont également été signalés, selon la même source.
Le responsable de l'UE a ainsi "enjoint" Rabbah de justifier les dépenses éventuelles déjà engagées, "faute de quoi l’UE se réserve le droit de résilier le contrat et procéder au recouvrement des montants déjà payés", conclut le courrier.

 |  Par Ghita Ismaili
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l’UE se fâche contre Rabbah

9/21/2016

Le chef de la coopération de la délégation de l’UE au Maroc, Philip Mikos, n’est pas content du maire PJD de Kenitra, Abdelaziz Rabbah, par ailleurs ministre de l’Équipement et des Transports, et il le lui a fait savoir. 


Objet du reproche : l’état d’avancement du projet d’électrification durable de la ville, financé par un don européen de 1 million d’euros.
Dans deux courriers, datés du 11 juillet et du 30 août 2016, dont JA s’est procuré copie, Mikos signale au maire que « la plupart des activités prévues n’ont pas été engagées » et qu’un « retard de plus d’un an est déjà à déplorer » alors même qu’un préfinancement a été accordé dès la signature du contrat, fin 2014.  » Il ressort également des échanges et réunions tenues entre l’équipe de la mairie de Kénitra et et la délégation de l’Union européenne (UE) un manque flagrant d’appropriation du projet et des capacités limitées au niveau de la Commune « , signale le diplomate européen dans son courrier du 11 juillet.
Il enjoint à Abdelaziz Rabbah de justifier les dépenses éventuelles déjà engagées, faute de quoi l’UE se réserve le droit de « résilier le contrat et procéder au recouvrement des montants déjà payés ».
Rapport financier illisible
Le 30 août, Philip Mikos est revenu à la charge pour signifier au maire de Kénitra que les documents envoyés par sa commune le 10 août ne sont toujours pas conformes aux modalités de paiement prévus dans le contrat lui demandant de « produire un rapport financier lisible indiquant le total des dépenses effectivement encourues ». En attendant, tout est bloqué.
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El Houssein El Ouardi: "Le secteur de la santé a besoin de grandes réformes pour récupérer la confiance des citoyens"

8/09/2012

Le secteur de la santé publique au Maroc, en état de dégradation avancée, a besoin de grandes réformes sur le long terme s'il veut récupérer la confiance des citoyens, a affirmé, mercredi à Kenitra, le ministre de la Santé, El Houssein El Ouardi.

Le ministre, qui intervenait dans le cadre d'une rencontre organisée par son parti, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) sur le thème "quelle stratégie pour la promotion du secteur de la santé", a dressé un tableau noir sur l'état des hôpitaux publics marocains, notamment l'état catastrophique des services des urgences, affirmant que l'objectif principal de son département est de restaurer la confiance des citoyens.

La restauration de cette confiance passe par l'application de mesures concrètes à travers la mise en ?uvre des dispositions de la nouvelle Constitution relatives au droit à la santé, l'exécution d'une politique participative, l'application du programme gouvernemental en la matière et le renforcement et la consolidation des acquis, a-t-il assuré, le but étant de trouver des réponses précises aux attentes des citoyens.

C'est ainsi que le ministère de la Santé a pris une cinquantaine de mesures pour pallier au plus urgent dont 77 pc ont été exécutées jusqu'à présent, a expliqué M. El Ouardi, affirmant que son département doit procéder, par souci d'efficacité, à un repositionnement stratégique pour ne s'occuper que des questions liées à la santé, à l'accès aux soins et à la généralisation de l'AMO et du RAMED.

Il a annoncé, dans ce contexte, que 80 unités d'urgence de proximité ainsi que deux hôpitaux mobiles seront déployés dans les régions éloignées, ajoutant que 60 pc du budget de la santé seront consacrés l'année prochaine au monde rural.

Toutefois, selon le ministre de la santé, tout l'effort qui sera fait ne peut réussir sans une politique de formation du personnel médical, annonçant dans ce contexte, que pour la première fois au Maroc des infirmiers spécialisés en soins d'urgence seront formés.

Le ministre a, par ailleurs, déploré l'absence d'une politique de médicaments et plaidé pour un partenariat réglementé avec le privé pour pallier le déficit dans le secteur public.

MAP

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Le PADS tient son congrès régional à Kénitra

7/04/2012

La section régionale du Parti de l’Avant-garde Démocratique et Socialiste (PADS) a tenu, samedi soir à Kénitra, son congrès sous le signe « le combat continue contre l’injustice et la corruption ».

Intervenant à cette occasion, M. Ali Boutouala, membre du secrétariat national du parti, a indiqué que ce congrès régional se tient dans un environnement particulier marqué par la crise économique et financière internationale et le printemps arabe qui place le monde arabe dans une transition de longue durée.

De son cô té, le secrétaire régional du PADS, M. Lahcen Khattar, a brossé un tableau négatif de la situation économique et sociale dans la région du Gharb-Chrarda-Beni-H'ssen qui, malgré ses richesses et ses potentialités importantes, demeure une région pauvre, a-t-il dit.

MAP 03/07/2012

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Média - Revue de presse quotidienne du vendredi 29 juin 2012

6/29/2012

Dans vos quotidiens ce Vendredi, à Kenitra, le bras de fer qui oppose Delta Holding à ses salarié, il pourrait se solder par la fermeture des 6 usines de la société. Les conservateurs veulent profiter des espaces de divertissements, mais exigent des conditions .Enfin, le point sur les clubs marocains engagés en compétitions africaine ce week end.

D’après le soir, un drame social se profile dans la ville de Kenitra. Plus de 1300 ouvriers risquent incessamment sous peu de se retrouver au chômage d’un seul coup. La cause : la fermeture prochaine de 6usines de Delta Holding. Le journaliste tient l’information des responsables juridiques de la société.

L’affaire, nous rappelle le journaliste remonte à novembre dernier, delta holding avait alors licencié un employeur pour faute grave et cessé la collaboration avec une cinquantaine de saisonniers. Chose qui n’a pas plu à ces derniers, ils ont alors entamé un mouvement de grève sous la houlette de la CDT, ce qui était censé être une affaire entre une cinquantaine de personnes a viré au drame.

Durant plusieurs mois, des tentes ont été dressées empêchant toute personne d’exercer son travail, Une quinzaine de plaintes ont été déposées pour blessure et empêchement d’aller au travail. Les effets économique du conflit sont énormes nous dit-on, d’ailleurs écrit le journaliste, la totalité des 6 sociétés est toujours bloquées, le groupe a également accusé un léger repli à la bourse.

D’après le journaliste, la section locale de la CDT à Kenitra n’a pas souhaité donné sa version des faits. Du coup, Devant moult rebondissements, la persistance des grévistes et le laxisme des forces de l’ordre, delta holding décide de fermer ses 6 usines à Kenitra.


Soumia Mtafe

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Kénitra :Enlisement du conflit entre les Ateliers industriels chérifiens et la CDT

6/24/2012

  •  Les Ateliers industriels chérifiens de Kénitra (Aic) du groupe Delta holding et la Confédération démocratique du travail (CDT) ne sont toujours pas parvenus à un accord.
  •  Des milliers de cadres, de techniciens et d’ouvriers risquent de se retrouver à la rue.
Les Ateliers industriels chérifiens de Kénitra (Aic) du groupe Delta holding et la Confédération démocratique du travail (CDT) semble arriver au point de rupture, avec la menace du conseil d’administration du groupe, de «délocaliser ou, le cas échéant, d’abandonner», les activités de ses différentes sociétés de Kénitra, ce qui risque de mettre à la rue plus d’un millier de cadres, techniciens et ouvriers. Les responsables des ateliers refusent de céder aux exigences de la CDT qui demande «la réintégration de plusieurs de ses militants, expulsés», selon elle, en réaction à la constitution d’un bureau syndical local qui demandait «la conformité du contrat d’embauche aux dispositions du code de travail et la titularisation des ouvriers remplissant les conditions réglementaires». Les responsables de l’entreprise rétorquent qu’un des salariés a été licencié pour «fautes graves» et que les contrats des autres salariés étaient arrivés à expiration.

Dans un communiqué publié à l’issue de cette réunion, sur le site Internet du holding, le Conseil indique avoir pris acte de l’exécution, par la force publique, des jugements d’évacuation des installations après plusieurs semaines d’occupation par les grévistes. Mais, affirme-t-il, cette action n’a pas permis la «poursuite normale» des activités du groupe, car, se plaint-il, les dirigeants et le personnel sont «constamment menacés et empêchés de rejoindre leurs postes de travail» et les mêmes personnes évacuées «continuent de bloquer, de l’extérieur, les accès aux usines».

A l’issue d’une réunion du Conseil d’administration de Delta Holding, le 11 juin, le Conseil indique avoir pris acte de l’exécution, par la force publique, des jugements d’évacuation des installations après plusieurs semaines d’occupation par les grévistes. Mais, affirme-t-il dans un communiqué, cette action n’a pas permis la poursuite normale des activités du groupe.

Les mises en gardes de l’AIC

Le Conseil a préconisé aux instances décisionnelles de ses filiales AIC, AIC-Métallurgie et Galvacier à Kénitra «d’étudier les possibilités de préserver les investissements du groupe par une éventuelle délocalisation ou, le cas échéant, l’abandon des activités des différentes sociétés du groupe installées dans le site de Kénitra».
De leur côté, près de 250 employés d’un des trois ateliers craignant pour leurs emplois, ont adressé des lettres aux autorités locales sollicitant leur intervention pour garantir «la liberté du travail» et leur permettre d’accéder «sans harcèlements» à leur lieu de travail.
Publié le : 24 Juin 2012 - MAP
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Marche de protestation de la CDT à Kénitra contre l'augmentation des prix des carburants

6/18/2012


La Confédération Démocratique du Travail (CDT) a organisé, dimanche, une marche de protestation contre la dernière augmentation des prix des carburants.

Des centaines de militants de la CDT, des partis de la gauche, des diplômés chômeurs et des étudiants ont participé, dans la discipline, à cette marche à travers plusieurs artères de la ville arborant des banderoles et demandant l'annulation de l'augmentation des prix des carburants .

Le responsable de la section locale de la CDT à Kénitra, Mustapha El Hiki, a fustigé la décision du gouvernement d'augmenter les prix des carburants qui, a-t-il dit, aura des répercussions sur tous les produits de consommation. "Ce sont les catégories vulnérables qui seront les plus touchées par cette augmentation", a-t-il déploré devant les manifestants réunis devant le siège local du syndicat.

M. El Hiki a également dénoncé la tentative du gouvernement d'augmenter l'âge de la retraite et des cotisations de retraite et "de vider le dialogue social de son contenu". Il a aussi dénoncé "l'expulsion" par les Ateliers Industriels Chérifiens de Kénitra de plusieurs militants de son syndicat.
Lundi 18 Juin 2012 - 22:09

Avec MAP

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Toutes les agences urbaines doivent être certifiées ISO avant la fin de l’année

6/13/2012

Appelées à améliorer la qualité de leurs prestations

Toutes les agences urbaine sont appelées à améliorer la qualité de leurs prestations et être certifiées ISO avant la fin de cette année, a déclaré, lundi à Kénitra, le ministre de l’habitat, de l’Urbanisme et de la politique de la ville, Nabil Benabdallah.

Le ministre, qui présidait le conseil d’administration de l’agence urbaine de Kénitra-Sidi Kacem, a indiqué, au sujet de la réception de l’agence de l’attestation de certification ISO9001 version 2008,

qu’il est très difficile d’obtenir cette certification et encore plus difficile de maintenir à un niveau élevé la qualité des services fournis aux citoyens, aux investisseurs et aux collectivités locales.
Le conseil qui s’est tenu, notamment, en présence du wali de la région du Gharb-Chrarda-Beni-Hssen, gouverneur de la province de Kénitra, des gouverneurs des provinces de Sidi Kacem et de Sidi Slimane et du président du conseil régional, a adopté le rapport moral et financier de l’agence, son budget pour l’année 2012 et son programme d’action 2012-2014.
Les membres du conseil ont recommandé une révision de l’organigramme et du statut de l’agence conformément au programme gouvernemental concernant le nouveau concept de la politique de la ville et aux nouvelles missions dévolues aux agences urbaines, et l’adoption par l’agence du règlement sur les conditions et modes de passation des contrats, qui a été réalisé en coordination avec les ministères de tutelle et celui de l’économie et des finances.
Les membres du conseil ont aussi approuvé l’adoption par l’agence d’une «charte de bonnes pratiques», la fixation des prix de vente des différents documents d’urbanisme et la conclusion de conventions de partenariat avec la société al Omrane portant sur l’aménagement urbain, la lutte contre l’habitat insalubre et l’encouragement de l’habitat social.
Auparavant, le directeur de l’agence, Hicham El Kharassani, a exposé les efforts de l’agence pour la couverture des villes et centres de la région en documents d’urbanisme. Il a notamment cité la préparation des plans de restructuration de 41 secteurs au niveau de 16 communes rurales (trois dans la province de Kénitra, sept dans celle de Sidi Slimane et six dans celle de Sidi Kacem). Il s’agit, a-t-il dit, de faciliter l’intégration des douars et quartiers déficitaires en équipements dans le tissu urbain et l’amélioration des conditions de vie de habitats.
M. El Kharassani a aussi évoqué la mise à niveau des espaces urbains à travers la réalisation de plusieurs études concernant les différents axes du projet urbain de la ville de Kénitra, le projet de réaménagement d’un pôle culturel à Sidi Slimane autour de l’église «Sayedat Baht» et une étude du projet urbain de la ville de Sidi Kacem.
En ce qui concerne la gestion urbaine, l’agence, a indiqué le directeur, a pris un ensemble d’initiatives pour régler certaines problématiques liées aux autorisations de construire dans les milieux urbain et rural et veillé à encourager et à accompagner les grands projets d’investissement dans le but de réduire la durée des études de ces projets, les enrichir et garantir leur intégration dans leur environnement spatial.
Parallèlement à ces efforts, l’agence a accordé une grande importance à la réalisation de différentes recherches parcellaires, des plans de restitution, des photos aériennes et des photos satellites nécessaires à la préparation des documents d’urbanisme en assurant le suivi de leur réalisation et l’accompagnement des procédures d’autorisation au niveau de la gestion urbaine.
Lors des discussions, les membres du conseil ont particulièrement insisté sur l’insuffisance du budget alloué à l’agence et son impact sur ses prestations. Ils ont aussi soulevé le problème des bidonvilles dans certaines villes de la région, particulièrement à Kénitra et Sidi Yahia du Gharb et souhaité sa résolution le plus rapidement possible.

13/6/2012
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Suspension de membres du Parti à Kénitra:Communiqué du Comité exécutif du Parti de l’Istiqlal

Conformément aux dispositions de l’article 90 des statuts du Parti de l’Istiqlal qui autorisent le Comité exécutif à prendre des décisions provisoires à l’encontre de tout membre poursuivi devant la commission nationale d’arbitrage et de discipline en attendant que cette dernière statue au sujet de l’infraction qui lui est soumise et conformément à l’article 89 des statuts qui arrête les infractions exigeant des décisions disciplinaires, le Comité exécutif, réuni avant-hier lundi sous la présidence du Secrétaire Général, a décidé, à l’unanimité, le gel de l’activité et la suspension des membres suivants : Meriem Kettani, Moutaraji Benali, Hassan Ghafloun, Abdelhamid El Himer, Mohamed Nhila, Baghou Ismaïl et Driss Chentouf.
En vertu de cette décision, ces personnes sont interdites de toute activité au sein du parti et leur dossier est soumis à l’appréciation de la commission d’arbitrage et de discipline du fait qu’elles ont violé les statuts du parti, commis des actes attentatoires à ses intérêts et passé outre ses décisions, ce qui est explicitement prohibé par l’article 89 des statuts.
De ce fait, et en attendant la décision finale de la commission d’arbitrage et de discipline, les personnes concernées n’ont plus de lien avec le Parti de l’Istiqlal.
13/6/2012
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Gharb-Chrarda-Bni Hsen: Forum régional sur la politique de la ville

6/05/2012

Le programme gouvernemental, dans sa partie concernant le secteur de l’habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville a insisté sur la nécessité d’action pour la mise en place d’une approche publique, volontariste et participative de la politique de la ville.
Basée sur la convergence des interventions, cette approche devrait renforcer la capacité d’accueil des zones urbaines et rurales et les rendre beaucoup plus capables, à la fois de produire la richesse et la croissance, ainsi que de garantir l’intégration spatiale et la cohésion sociale, pour un développement humain durable et équitable.
S’inscrivant dans ces engagements, le Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Politique de la Ville, organise les concertations régionales en conviant les différents acteurs et parties prenantes (acteurs publics institutionnels, élus, opérateurs privés et société civile), à contribuer, par leurs opinions et suggestions, à enrichir la plate-forme du projet de la «Stratégie nationale pour la politique de la ville» qui sera présentée, pour approbation, lors du forum national sur la politique de la ville.
Dans ce contexte, le Forum régional du Gharb Chrarda Bni Hsen sur la politique de la ville se tiendra le Lundi 11 Juin 2012 à la ville de Kénitra. Ce forum vise, à travers une participation effective de tous les acteurs de la région, notamment les autorités locales, les collectivités territoriales, acteurs associatifs et universitaires, à la construction conjointe des fondements de la « Stratégie nationale pour la politique de la ville ».
Il ambitionne également de renforcer les bases de la bonne gouvernance territoriale, prônée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, pour la mise en œuvre des différentes politiques publiques.
Ces concertations régionales sur la politique de la ville, qui prendront en considération les différents chantiers et réformes institutionnelles ouverts dans notre pays, en particulier le projet de la régionalisation avancée, visent à mettre à la disposition des acteurs régionaux une vision globale et intégrée de la politique de la ville, en mesure de pallier aux déséquilibres existants et d’assurer une croissance harmonieuse des grandes villes, des villes moyennes et des centres émergents, vu leur rôle central dans le développement humain global et durable.
Rappelons que la région du Gharb Chrarda Bni Hsen englobe 3 provinces : Kénitra, Sidi Slimane, Sidi kacem, avec 61 communes dont 51 rurales. Concernant la population elle avoisine 1.931.000 habitants, avec une densité de 207 habitants/km? soit plus de 5 fois que la moyenne nationale. Pour ce qui est des opportunités, la région du Gharb Chrarda Bni Hsen est un pôle économique, industriel, agricole. La région concentre la plus grande réserve d’eau en Afrique du Nord estimé à 6,57 Milliard de m3. Ses ressources en eau permettent l’irrigation de 270 000 hectares de terrains agricoles. La forêt s’étale sur une superficie de 138 000 hectares, soit 2% des forêts du pays. La région dispose d’une façade maritime donnant sur l’océan atlantique d’une superficie de 140 km comportant les belles plages de Mehdia, Moulay Bousselham, Bikmeur….. A cela s’ajoute des sites d’intérêt biologique (zones humides Merja Zerqa et Sidi Boughaba) et des sites historiques (sites romains de Thamusida, Banassa et de Rirha.
Malgré les atouts, la région du Gharb Chrarda Bni Hsen souffre de multiples disfonctionnements constituant un frein à son développement : augmentation de l’indice de pauvreté estimé à 15,6% ; l’analphabétisme avoisinant 37% ; le chômage 10,9% ; la précarité est de 26,7%. La souffre également d’une rareté des équipements publics.

Mohamed MANIÂ
5/6/2012

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Occupation des locaux de Delta Holding à Kénitra Le conflit prend une mauvaise tournure

5/22/2012

Les usines métallurgiques du groupe Delta Holding, à Kénitra, sont toujours occupées par une cinquantaine d'anciens salariés qui avaient des contrats pour une tâche déterminée qui ont pris fin. Ces personnes demandent leur intégration obligatoire dans le personnel permanent. L'entreprise considère avoir suivi à la lettre les dispositions du code du travail et qu'elle dispose déjà de jugement du tribunal qui a trouvé la procédure suivie comme étant légale.
Après plusieurs promesses d'intervention tant par les autorités locales que par la justice, pour la première fois depuis plus d'un mois de pourrissement de ce conflit, des représentants des autorités locales de Kénitra se sont rendus devant les usines bloquées.

Malika Sazouan, cadre juridique des entreprises, a été étonnée de s'entendre proposer d'ouvrir encore des négociations avec les contestataires.

Depuis novembre, ce conflit n'a cessé de mobiliser les cadres et la direction du groupe Delta Holding dans diverses commissions de médiation et d'explication. Après avoir épuisé tous les recours possibles et face à l'occupation violente des locaux, Malika Sazouan, responsable juridique des sociétés, a déclaré qu'il ne leur restait plus que le recours à la justice.
“Il s’agit d’ouvriers qui avaient des contrats pour une tâche déterminée. Le travail pour lequel ils ont été embauchés est terminé et nous leur avons signifié la fin de leur contrat en leur donnant leur solde de tout compte. Le tribunal de Kénitra a jugé que la procédure suivie par la société est normale et ceux qui avaient porté plainte ont été déboutés. Un des principaux meneurs de cette occupation des locaux est un agent de maîtrise qui avait été licencié pour faute grave. Une semaine après son licenciement, nous avons reçu la visite d’un syndicat que nous n’avions jamais vu auparavant. Malgré un jugement du tribunal demandant l’évacuation des locaux des usines, et l’ordre donné par le procureur pour son exécution, depuis plus d’un mois, ni la police ni les autorités locales ne bougent pour mettre fin à cette situation. Nous avons aussi demandé qu’une protection soit assurée pour nos usines comme cela a été fait pour certaines usines d’investisseurs étrangers. Nos usines emploient 1.300 personnes qui subissent aujourd’hui des entraves diverses à leur liberté de travail.”
Malika Sazouan, responsable juridique auprès des usines de Delta Holding
“Ce matin, un employé de l’administration a été agressé par deux personnes qui occupent les locaux. De même, le photographe du journal aufait a été pris à partie et plusieurs manifestants ont voulu lui arracher son appareil-photo. Sans l'intervention des policiers présents pour lui permettre de regagner son véhicule, il aurait certainement été agressé physiquement comme notre employé administratif et nos responsables dernièrement. C’est l'anarchie totale et ces personnes se croient tout permis. Ils se sont installés dans les locaux avec paraboles et télévisions, en invitant des personnes qui n’ont jamais travaillé dans les usines!”, ajoute Malika Sazouan. Mais que dit la loi en pareil conflit?

Les types de contrat dans le code du travail

Selon l’article 16 du code du travail, le contrat de travail est conclu pour une durée indéterminée, pour une durée déterminée ou pour accomplir un travail déterminé.

La liberté du travail, la liberté syndicale et la liberté d'entreprendre

Notre Constitution consacre les droits et libertés autour de la relation professionnelle comme des valeurs que tout citoyen doit respecter. En plus, la Constitution fait référence à la déclaration des droits de l'Homme qui précise en particulier dans l'article 23: “Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.” Le code pénal condamne toute entrave à la liberté du travail dans son article 288. Même si la forme de rédaction de cet article est désuète car elle reprend une terminologie coloniale, il n'en reste pas moins que la liberté du travail est une valeur autant protégée que la liberté syndicale.

Le syndicat le plus représentatif dans une entreprise

L'article 425 du code du travail définit la notion de syndicat représentatif au sein d'une entreprise: Pour déterminer l'organisation syndicale la plus représentative au niveau de l'entreprise ou de l'établissement, il doit être tenu compte:
- l'obtention d'au moins 35% du total du nombre des délégués des salariés élus au niveau de l'entreprise ou de l'établissement ;
- la capacité contractuelle du syndicat.

L'article 470 précise les droits des syndicats représentatifs dans l'entreprise


Cet article stipule que le syndicat le plus représentatif ayant obtenu le plus grand nombre de voix aux dernières élections professionnelles au sein de l'entreprise ou de l'établissement a le droit de désigner, parmi les membres du bureau syndical dans l'entreprise ou dans l'établissement, un ou des représentants syndicaux (1 à 6) selon le nombre de salariés.

Suivant cet article, un employeur a le droit d'ignorer tout autre syndicat qui n'a pas été déclaré représentatif lors des élections des délégués du personnel.

Abdelkrim Alaoui
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Kénitra: Trois usines de Delta Holding prises en otage

5/21/2012

  • Les sites sont occupés par des ouvriers occasionnels
  • Ces derniers exigent leur intégration dans la société
  • La direction réclame l’application des jugements d’évacuation
A KÉNITRA, le bras de fer continue entre la direction de Delta Holding et une cinquantaine d’ouvriers affiliés au bureau syndical de la CDT. Ces derniers occupent, depuis avril dernier, les locaux de trois filiales du groupe situées dans la zone industrielle Bir Rami. Il s’agit des sociétés Aic, Aic Métallurgie et Galvacier. «Les activités de nos usines sont fortement perturbées ces derniers temps, car les ouvriers contestataires y bloquent l’accès des camions des fournisseurs et des clients», précise Malika Fazouane, responsable au département juridique.
Non seulement ils bloquent tout accès aux sites, mais ces ouvriers font pression sur les non-grévistes pour les empêcher de rejoindre leur travail, quitte à recourir parfois à l’intimidation physique par l’arme blanche, s’alarme la le conseil d’administration du groupe. Le journaliste de L’Economiste a aussi fait l’objet de menaces et d’agression.
La tension est montée d’un cran jeudi dernier. «Trois employés de la société dont un ingénieur ont été agressés par un groupe d’ouvriers qui campent devant les portes d’usines», confie la responsable juridique du groupe. Et d’ajouter: «deux parmi eux sont encore hospitalisés dans une clinique privée de la ville». Pour Fazouane, la situation est devenue très inquiétante face à une indifférence totale des autorités pour garantir la sécurité des autres employés voulant travailler. Sur ce volet, la direction du groupe rappelle qu’elle a obtenu deux jugements ordonnant l’évacuation des locaux. «Ces jugements ne sont pas encore exécutés pour des raisons que nous ignorons», déplore la direction du groupe. Ce qui a poussé cette dernière à demander l’intervention du chef du gouvernement. Rappelons par ailleurs que le déclenchement de ce conflit remonte à plus d’une année après le licenciement d’un groupe d’ouvriers temporaires, parmi eux figurait le SG du bureau syndical affilié à la CDT (cf.www.leconomiste.com).
Pour le syndicat, il s’agit d’un licenciement abusif, et il faut donc réintégrer les ouvriers concernés. Quant à la société, on avance une autre version. Selon elle: le licenciement du SG a été décidé suite à des fautes graves commises par ce dernier. Pour les autres licenciements, la société précise qu’il s’agit d’ouvriers qui ont été recrutés dans le cadre du contrat à tâches déterminées (CTD) prévu par le code du travail. Face à ces positions divergentes des deux parties, il était donc difficile de trouver une solution définitive au conflit par les responsables locaux. Toutefois, en cas de tension, on arrive à calmer la situation suite aux interventions de réconciliation initiées par les autorités. On apprend que le sort de ce dossier relève actuellement de la commission nationale de réconciliation.

Silence radio

A l’exception de la direction du groupe Delta Holding, personne ne veut se prononcer sur ce conflit. Pourquoi les jugements ne sont pas exécutés? Pas de réponse non plus auprès de la wilaya et du délégué régional de l’emploi. Même le syndicat affiche un mutisme total. On relève aussi une divergence en ce qui concerne l’interprétation prévue par le code du travail.
Édition N° 3787 du 2012/05/21

Communiqué:
Delta Holding déplore la passivité des autorités
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Le compagnon de lutte de Ben Barka est décédé à l’âge de 74 ans : Kénitra rend un dernier hommage à Moumen Diouri

5/19/2012

Opposant notoire et compagnon de lutte de Ben Barka et d’autres figures de proue de la gauche marocaine, Moumen Diouri est décédé, mercredi à l’âge de 74 ans, des suites d’un cancer. Il a été inhumé, le lendemain, dans sa ville natale, Kénitra.
Condamné à mort en 1963 lors du tristement célèbre procès dit des «comploteurs UNFP», il avouera devant la Cour avoir été approché par le général Oufkir qui aurait proposé de modifier sa version des faits et d’avouer l’implication de Mehdi Ben Barka, Abderrahmane El Youssoufi et d’autres militants, en contrepartie de la fin de la torture qu’il subissait! Il n’en fit rien.
Sa condamnation à mort ayant été commuée en emprisonnement, il s’exilera, à sa sortie de prison, en France où il vivra de 1971 à 2006.
Fils d’un grand militant nationaliste signataire du Manifeste de l’Indépendance, le défunt est considéré par ses contemporains comme l’un des derniers rebelles marocains.
Il est également connu pour avoir été l’un des premiers militants de gauche à avoir écrit une série de livres critiques sur la situation politique du Maroc après l’Indépendance.
Parmi ses ouvrages les plus célèbres figurent «Réalités marocaines», «Chronique d’une expulsion annoncée», «A qui appartient le Maroc ?» et «Mémoire d’un peuple».
La cérémonie d’inhumation qui a eu lieu au cimetière du quartier Al Moustaâjal s’est déroulée dans une ambiance empreinte de piété, de recueillement et d’émotion.
Amis, proches, parents, compagnons, anciens résistants, membres de l’Armée de la libération, etc, tous ont tenu à accompagner le défunt dans son dernière demeure. Les militants politiques n’étaient pas en reste, car ils étaient là, en nombre.
La douleur était visible sur leurs visages, comme l’était l’incommensurable tristesse qu’une telle perte ne pouvait qu’occasionner. Le bleu délavé du ciel n’a pas été en reste puisqu’il a conféré à la cérémonie funèbre un cachet particulier. Indicible. C’est un jour douloureux, dira en substance l’un des compagnons de lutte du regretté, quelques heures plus tôt, à l’occasion de la levée du corps.
Après l’accomplissement de la prière rituelle à la mémoire du défunt, le bâtonnier Abderrahmane Benamrou a prononcé une oraison funèbre dans laquelle il a énuméré les nombreux sacrifices consentis par Moumen Diouri et les souffrances qu’il a endurées aux cotés de plusieurs de ses compagnons.

Condoléances du Bureau politique

Moumen Diouri vient de rendre l’âme suite à une longue maladie. Ont pris part à l’inhumation du regretté militants et citoyens qui se sont représentés son parcours distingué et son grand militantisme pour un Maroc de justice, d’ouverture politique et d’égalité. Le regretté comptait parmi les militants du mouvement progressiste aux côtés du martyr Ben Barka, du martyr Omar Benjelloun et après lui Fkih Bassi, que Dieu ait leur âme.
La torture, les poursuites et les jugements n’ont en rien entamé sa détermination et son parcours. Il a porté depuis toujours dans son cœur son pays qu’il a retrouvé après l’avènement d’un Maroc nouveau pour lequel il a consenti tant de sacrifices. En présentant ses sincères condoléances à ses camarades, ses frères et aux membres de sa famille, le Bureau politique de l’USFP s’incline devant l’âme du défunt tout en priant le Tout-Puissant d’avoir le regretté en Sa Sainte Miséricorde.
Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons.

Samedi 19 Mai 2012
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Conflit social à Kenitra. Que fera le PJD?

5/17/2012

Depuis novembre 2011, plusieurs usines du groupe Delta Holding subissent régulièrement des actes de blocage de leur activités par une cinquantaine d’anciens salariés dont les contrats avaient pris fin. A l’époque certains avaient accepté leur solde de tout compte. D’autres s’étaient adressés au tribunal qui a jugé la fin de leur contrat régulière. Une cinquantaine continuent de réclamer leur incorporation dans le personnel permanent et ont décidé d’occuper les locaux depuis le 10 avril 2012, provoquant une perturbation du travail des 1.300 salariés permanents des entreprises concernées.

Hier le conflit a pris d’autres proportions avec l'usage d’armes blanches et des agressions physiques. Trois cadres de ces entreprises ont été blessés.


Malgré un jugement du tribunal en avril demandant l’évacuation des locaux et l’ordre du Procureur du Roi de Kenitra pour sa mise en exécution, les autorités restent totalement absentes. Il s’agit là d’une atteinte flagrante à la liberté du travail et à la liberté d’entreprendre.

Nous avons toujours connu ce type de situation dans le passé. Tous les responsables à divers niveaux de la police et des autorités, s’abstenaient d’agir de peur d’être mal notés et démis de leurs fonctions. Il était par ailleurs communément admis que les autorités supérieures n’aimaient pas entendre de bruits de conflits.

Mais avec la nouvelle constitution qui réserve plus de 25 articles aux libertés, un PJD qui mène la coalition gouvernementale et qui ne cesse d’affirmer son intention d’appliquer la loi à chaque instant, on aurait pu penser qu’une décision rapide serait prise pour stopper la dégradation de l’activité de ces entreprises.

Le fait de ne pas avoir été ferme sur les conditions d’embauche dans la fonction publique a induit en erreur beaucoup de jeunes aujourd’hui, qui réclament tous leur titularisation d’office. De même si les formes de contrat d’emploi ne sont pas respectées (travail à la tâche, travail pour un temps déterminé, ou travail pour une durée indéterminée), demain toute personne qui accepte un contrat de travail déterminé dans sa nature ou dans la durée et qui prend nécessairement fin une fois terminé, considérera qu’elle a automatiquement droit à devenir permanente.

Le conflit de ces usines n’a que trop duré. Les employés désireux de poursuivre leur travail, soit la majorité des 1.300 salariés de ces usines, ont manifesté à plusieurs reprise devant la wilaya pour accéder librement à leur travail. Les investisseurs de ces usines ont écrit au ministre de l’Intérieur et au Premier ministre.

La solution qui sera apportée à ce conflit, notamment dans le respect ou non de la législation du travail et des décisions de justice, sera un signal fort négatif ou positif pour tout investisseur dans notre pays.

Abdelhaq Sedrati
Aufait 17/05/2012


Aic Métallurgie et Galvacier dans l'impasse
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Aic Métallurgie et Galvacier dans l'impasse


Face à l'occupation de leurs locaux par des ouvriers
Aic Métallurgie et Galvacier dans l'impasse

Le conflit qui oppose le groupe Delta Holding à plus d'une cinquantaine de ses anciens ouvriers ne semble pas trouver de dénouement. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le conseil d’administration du groupe dénonce l’inaction des autorités face à l’occupation des locaux de ses filiales Aic Métallurgie et Galvacier à Kénitra qui emploient 1.300 salariés.

Ainsi depuis novembre 2011, “les auteurs de cette occupation empêchent nos employés de travailler librement et procèdent à des actes de vandalisme et coupures d'électricité en toute impunité”, souligne le communiqué qui fait état d’agressions à l’arme blanche.

Les sociétés concernées avaient saisi la justice et obtenu gain de cause. Cependant, l’ordonnance d’évacuation des locaux par l'usage de la force publique est restée lettre morte.
Ces jugements ne sont pas encore exécutés pour des raisons que nous ignorons et nous ne voyons aucune réaction des autorités locales malgré les demandes répétées notifiées par des auxiliaires de justice pour obtenir les forces publiques nécessaires à cet effet.
Groupe Delta Holding

Ne sachant plus à quel saint se vouer, le groupe s’est retourné vers le ministre de l’Intérieur puis le chef du gouvernement sollicitant, dans un courrier, son intervention “afin de libérer nos installations, assurer la protection de nos biens, la sécurité de nos employés et nous garantir le droit d'entreprendre librement”.

AIC
Créée en 1957, AIC est spécialisée dans la fabrication d’équipements de sécurité routière et d’installations de péage, ainsi que la conception et le développement de solutions de gestion de trafic.AIC est donc spécialisée dans la fabrication de signalisation routière, horizontale et verticale (fixe et variable), équipements de retenue et de balisage, systèmes de péage, gestion centralisée du trafic urbain, produits et matériels pour la communication visuelle. AIC a également développé une large gamme de mobiliers urbains (abris bus, bancs publics, corbeilles, plaques de rue, panneaux d’affichage…) ,...plus
 
 
 
 
 
aufait 17/05/2012
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Sit-in de protestation des habitants des bidonvilles de Kénitra devant la société Al Omrane

5/11/2012

Des habitants de plusieurs bidonvilles de Kénitra ont organisé, jeudi après-midi, un sit-in de protestation devant le siège de la société Al Omrane pour réclamer le règlement rapide de leur problème de logement.
Des habitants de plusieurs bidonvilles de Kénitra ont organisé, jeudi après-midi, un sit-in de protestation devant le siège de la société Al Omrane pour réclamer le règlement rapide de leur problème de logement.

Ils ont annoncé d'autres mouvements de protestation devant les sièges des autres parties concernées par le problème de résorption des bidonvilles (Conseil municipal, wilaya de la Région et Régie autonome de distribution d'eau et d'électricité).

Les protestataires ont notamment demandé l'accélération des opérations de restructuration et de répartition des lots et le règlement des cas non encore résolus des habitants des bidonvilles.

Ils ont aussi réclamé la mise en place d'un calendrier clair et précis pour faire bénéficier tous les habitants de ces bidonvilles de logements décents et l'ouverture d'un dialogue avec les organisations de la société civile sur ce dossier et leur participation à toutes les étapes de l'exécution de l'opération.

La ville de Kénitra, rappelle-t-on, devrait être déclarée sans bidonville en 2007, mais le programme a été retardé d'année en année pour différentes raisons liées notamment à l'augmentation du nombre des familles visées, à leur déménagement, au changement du mode d'intervention en passant de la restructuration au recasement.

En juin 2010, une réunion regroupant des responsables de l'administration territoriale, des collectivités locales, le wali de la Région gouverneur de la province de Kénitra et les gouverneurs des deux autres provinces de la Région, Sidi Kacem et Sidi Slimane, les président des Assemblées urbaines et rurales et les chefs des services extérieurs, s'était tenue à Kénitra pour déterminer les problèmes de blocage et les mesures nécessaires pour déclarer la Région sans bidonvilles avant fin 2011.


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Idriss Khazani, wali de la région Gharb-Chrarda-Bni Hssen, gouverneur de la province de Kénitra

Idriss Khazani, que S.M. le Roi a nommé, vendredi, wali de la région du Gharb-Chrarda-Bni Hssen, gouverneur de la province de Kénitra, est né en 1951 à Sfafaâ, dans la province de Kénitra. Diplômé de l’Institut national des statistiques et de l’économie appliquée, il a été nommé directeur de cabinet du ministre de la Santé, puis directeur de la coopération sanitaire au même département. M. Khazani a par la suite occupé les postes de directeur de l’aménagement et de l’investissement au ministère du Tourisme et de directeur général de l’Office national marocain du tourisme. Le 31 décembre 1999, il a été nommé par S.M. le Roi gouverneur de la province de Mohammedia. Il a aussi occupé les postes de gouverneur de la province d’El-Jadida, puis de la province de Tétouan. M. Idriss Khazani a été décoré du Wissam du mérite national de catégorie exceptionnelle.

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Nabil Benabdallah lance la campagne électorale du PPS au Gharb : «Ne permettez pas aux dépravateurs de retourner au Parlement»

11/19/2011

Le Parti du progrès et du socialisme a lancé sa campagne électorale, mercredi, à partir de son bastion partisan : le Gharb, où il compte une forte assise populaire et électorale et gère plusieurs municipalités et communes. A dix jours du scrutin législatif du 25 novembre, le Secrétaire général du PPS a entrepris un véritable périple qui l’a conduit à Sidi Slimane, Had Kourt et Belkciri, en passant par les municipalités de Khénichat, Jorf Lmalha.
Accompagné notamment de Charafat Afilal, membre du Bureau politique et de la liste nationale des femmes, et Driss Radouani, membre du Comité central, SG de la Jeunesse socialiste et membre de la liste nationale des jeunes, Nabil Benabdallah a tenu à soutenir les listes locales du PPS dans la région.
A Sidi Slimane, où Ismaïl Alaoui, l’ex-Secrétaire général du PPS et président de son Conseil de présidence, est tête de liste, une campagne de contact a été effectuée, à partir de 10 heures, au souk hebdomadaire.
Après deux heures de campagne, en campagnie d’Ismaïl Alaoui, de Nadia Touhami, enseignante universitaire et membre de l’Association ADMR, et de Mohamed Diani, conseiller communal à Dar Belamri, tous deux membres du Comité central et co-listiers candidats du « Livre », Le Secrétaire général du PPS s’est ensuite rendu, à la mi-journée, à la municipalité de Khénichat où une tournée de contact avec la population a été effectuée, avant de regagner Jorf Lmalha pour une opération similaire.
A 16 heures, Nabil Benabdallah était à Had Kourt pour une tournée de proximité au contact des citoyens, avant de présider un meeting imposant auquel plus de cinq mille personnes ont assisté et suite auquel il était attendu à Belkciri.
C’est parti pour la campagne électorale du PPS. Elle vient d’être lancée au Gharb, une région où le Parti du progrès et du socialisme détient une place de choix, depuis belle lurette. L’on rappellera, pour mémoire et uniquement depuis le début du processus démocratique au Maroc, qu’Ismaïl Alaoui avait décroché un siège de député à Beni Hssaine pour rejoindre feu Ali Yata à la Chambre des représentants. L’on rappellera également les nombreuses luttes des paysans du Gharb, tant du temps du protectorat qu’à l’aube de l’indépendance, quand le Parti communiste marocain et le Parti de la libération et du socialisme était engagé au premier plan.
A Sidi Slimane, Ismaïl Alaoui ne va pas à la pêche. Il entend défendre les couleurs du Parti, surtout après la campagne hideuse entamé par des barons des élections et certains milieux qui visent le PPS.
Avec Nabil Benabdallah, les délégataires de la liste nationale des femmes et des jeunes et les élus du Parti dans la région et les deux autres membres de la liste locale à Sidi Slimane, il est allé à la rencontre des citoyens, ruraux notamment, en cette journée de souk hebdomadaire. Les documents du Parti ont été distribués aux citoyens en les appelant à voter pour les candidats du «Livre».
Après deux heures de contact direct, le Secrétaire général du PPS est parti en direction de la municipalité de Khénichat où une tournée a été effectuée dans la ville (boulevards et cafés) pour discuter avec les citoyens, les appeler à participer au vote et à s’exprimer en faveur des candidats du PPS.
A Jorf Lmalha, la délégation nationale du Parti a visité une série de chantiers de la municipalité qui contribuent au changement du vécu de la population, rencontré les citoyens et improvisé, de temps à autre, des mini-rassemblements avec des appels à voter pour les candidats du «Livre».
En fin d’après midi, Had Kourt a eu droit à un gigantesque meeting au cours duquel le SG du PPS, Kacem Ghazoui, tête de liste à Sidi Kacem, membre du Bureau politique, président de la municipalité de la ville et président du groupe parlementaire de l’Alliance socialiste, Charafat Afailal, Kacem Belfalah, membre du Comité central et premier secrétaire de la section provinciale, et Abdelaziz Sadek, président de la commune de Jorf Lmalha, ont, notamment, pris la parole pour appeler les citoyens à user de leurs votes pour barrer la route aux barons des élections afin de permettre plus de développement pour la région.
Nabil Benabdallah a insisté, à cette occasion, sur l’impérative participation des citoyennes et des citoyens au vote du 25 novembre. Il les a ainsi incité à contribuer à la mise à l’écart des fraudeurs et autres dépravateurs. «Ne leur permettez plus de revenir au Parlement !», s’est-il exclamé. Ceux qui «dénaturent la volonté populaire n’ont plus de place au sein des représentants de la Nation» et doivent déguerpir. Il a également affirmé que «la rue a déjà dit son mot à leurs propos. Ils doivent partir».
Le SG du PPS a également appelé à «un meilleur traitement des petits paysans», qui vivent une situation très difficile, au regard des gros exploitants terriens qui ne paient aucun dirham à la Trésorerie générale, malgré des bénéfices qui se comptent en milliards.
Nabil Benabdallah a aussi réclamé que l’Etat et les collectivités s’occupent des questions de l’enseignement et de la santé des citoyens dans le monde rural.
Ce sont des droits inaliénables qui permettent, s’ils sont respectés, «une pleine appartenance à la Patrie». Aucune «dignité» n’est possible sans une reconnaissance effective de ces droits.
A Belkciri, c’est une foule immense qui attendait la délégation du PPS. Le président de la commune, Dr Mohamed Guessous, au milieu de la foule et en présence de 17 conseillers communaux qui viennent de rallier le PPS, a pris la tête du cortège avec Nabil Benbdallah pour sillonner la ville à la rencontre des citoyens.
Signalons que 8 présidents de commune de cette région sont candidats du PPS à ces élections.
Il s’agit de Mostafa Ghazoui, président de la municipalité de Had Kourt, Abdelaziz Saddik, président de la municipalité de Jorf Lmalha, Mohamed Allala, président de la municipalité de Sidi Al Hadi, Abdeslam ben Gueddouz, président de la municipalité de Béni Oual, Abdelilah Grich, président de la municipalité de Sidi Ahmed Ben Aïssa, Kacem Ghazoui, président de la commune de Moulay Abdelkader, Abdenbi Sadab, président de la commune de Sidi Azzouz et Dr Mohamed Guessous, président de la municipalité de Bekciri.

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Meeting à Kénitra en faveur du projet de la nouvelle constitution

6/24/2011

Intervenant à cette occasion, le secrétaire général du MP, Mohand Laenser a expliqué les grands lignes de la nouvelle constitution et appelé à une réelle mobilisation de la population le jour du référendum pour voter en sa faveur.

Il a indiqué que l'appel de SM le Roi Mohammed VI à voter "oui" pour la nouvelle Loi fondamentale constitue une garantie pour un Maroc de demain qui consacre la dignité du citoyen, les libertés publiques et l'indépendance de la justice.

"Nous avons participé à la rédaction et suivi toutes les étapes de élaboration de la nouvelle constitution qui a pris en compte toutes nos propositions", à déclaré M. Laenser.

Le nouveau texte constitutionnel, a-t-il ajouté, place le Maroc dans le giron des pays à forte tradition démocratique et les réactions favorables de plusieurs chefs d'Etats et des secrétaires généraux de l'ONU et de la Ligue arabe constituent des témoignages éloquents à cet égard.

La nouvelle constitution présente un Maroc multiculturel fier de ses origines arabo-islamique, amazighe, andalouse et le place dans une position de choix dans son environnement spatiale.

SM le Roi, a-t-il expliqué, a cédé certaines de ses prérogatives au parlement et au gouvernement pour leur permettre d'assumer pleinement leur rôle en toute responsabilité et donné des garanties pour l'indépendance de la justice.

Le secrétaire général du MP a, en outre, ajouté que la constitutionnalisation de la régionalisation avancée permet à la population locale de choisir directement ses élus et leur confère la responsabilité de la gestion du développement local.

"Pour toutes ces raisons nous disons oui à la nouvelle constitution", a souligné M. Laenser.

De son côté, le président du parti, Mahjoubi Aherdane a indiqué que "la garantie du souverain suffit" pour se mobiliser et voter pour la nouvelle constitution.

SM le Roi, a-t-il dit, est le seul garant de l'avenir du Maroc et chacun doit assumer ses responsabilités lors du référendum. La nouvelle constitution, a-t-il dit, accorde une grande responsabilité aux partis politiques qui doivent être à la hauteur de la tâche qui les attend.

Le secrétaire général de la jeunesse du MP, Aziz Dermoumi a, quant à lui, souligné l'importance de l'enjeu de l'étape que vit actuellement le Maroc et indiqué que sa génération "n'a pas participé à la révolution du Roi et du Peuple, ni à l'indépendance du Maroc parce qu'elle n'était pas encore née, mais, aujourd'hui, elle ne doit pas rater l'occasion de contribuer à la construction du Maroc nouveau".

Parallèlement à ce meeting, des sections locales de partis politiques et des associations de la société civile ont organisé des manifestations sportives et folkloriques dans le centre ville pour exprimer leur soutien à la nouvelle constitution et appeler la population à voter "oui" au référendum.

24/06/2011 09:25.
(MAP) Maghreb Arabe Presse
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La polémique «Mawazine» gagne les partis : La démocratisation des festivals nourrit le débat politique

5/12/2011

Faut-il annuler Mawazine?
Ce festival qui anime depuis dix ans les nuits r’baties du joli mois de mai n’en finit pas de nourrir la polémique. Si la résistance «virtuelle» s’est organisée depuis plusieurs semaines déjà avec la création d’une page «Tous contre le Festival Mawazine», animée par le Mouvement du «20 février», le débat, forcément passionné, a gagné le Parlement pour investir la séance des questions orales. Toutes musiques dehors et contre toute attente, le Festival Mawazine devient une affaire politique.
Avec l’appel de l’annulation de cette manifestation artistique majeure de la capitale qui au fil des ans a fait de Rabat le rendez-vous musical d’immenses artistes internationaux, résistance et contre-résistance prennent leurs quartiesr. Face au flot de griefs faits au festival et à la machine de guerre Mawazine- dilapidation de l’argent public, programmation inadéquate, mauvais timing- un Manifeste pour la liberté signé conjointement par la Coalition marocaine de la culture et des arts et le Syndicat marocain des professions de la musique a été récemment en ligne et réplique avec des mots très durs, déterrant visiblement la hache de guerre. « L’appel à interdire le festival sous prétexte de gaspillage de l’argent public qui est devenu un slogan derrière lequel se cachent les partisans de la pensée takfiriste et obscurantiste n’a d’autres fondements que l’interdiction des arts et de la créativité. Au fond, ceux qui tiennent ce discours incitent à l’oppression, à la tyrannie, à la privation, à la domination. Ce slogan ne cherche ni plus ni moins que de priver des millions de jeunes Marocains et leurs familles des festivals d’été qui sont des rendez-vous attendus chaque année pour se divertir et rompre avec le quotidien. Les défenseurs de ce slogan savent pourtant ou devraient savoir que le droit au divertissement est un droit universel, inscrit parmi les articles essentiels de la déclaration universelle des droits de l’Homme», peut-on notamment lire dans ce texte.
Entre obscurantisme et takfirisme, les accusations sont éminemment graves. Etre contre un festival range à l’évidence du mauvais côté de la barrière… humano-artistique. Et c’est là tout le problème pour l’Usfpéiste Mohamed Achaari, l’ancien ministre de la Culture sous les gouvernements Youssoufi et Jettou et dont la politique en direction des festivals a laissé de fortes traces. « Il faut vraiment ici faire attention. Sous prétexte de faire de l’animation culturelle, d’humaniser les villes et de s’approprier les espaces publics, histoire de contrer les idées obscurantistes, on ne peut pas non plus imposer le silence sur les points négatifs des festivals comme Mawazine. Des points négatifs qui relèvent de l’organisation, de la gestion, de la programmation. Sous prétexte de combattre l’obscurantisme, il ne faut pas interpeller et encore moins demander l’annulation de ce festival. C’est plutôt pervers comme raisonnement ! ». Ce responsable politique de gauche le dit sans ambages : les festivals ne peuvent pas être gérés comme des espaces privés, sans droit de regard de quiconque. «Nous avons le droit de dire ce que nous pensons de Mawazine, de sa gestion arbitraire qui n’a en tout cas pas le sens de la mesure des réalités sociales qui sont les nôtres. Je ne suis pas contre cette manifestation artistique. Au contraire, je suis pour le fait que la capitale ait un forum artistique pour peu que l’on démocratise la gestion de ce festival qui ne saurait être une propriété privée. On ne peut pas nous faire taire sur l’essentiel en nous imposant une polémique sur le principe», fait valoir Mohamed Achaari.

Non à la «festivalisation» de la culture

L’art et la culture sont de formidables instruments de résistance. Ils sont aussi un formidable moyen de promouvoir des valeurs universelles fondées sur la démocratie, la liberté, et la tolérance. C’est probablement la principale raison pour laquelle Said Saadi, membre du bureau politique du PPS, est «contre l’interdiction de festivals en général». «Mais dans le même temps, je suis contre la festivalisation de la culture. Il est important d’organiser d’autres types de manifestations culturelles pour promouvoir le théâtre, la littérature, la peinture, la lecture. Il faut pouvoir aller dans les quartiers populaires de nos villes pour faire connaître d’autres facettes de la culture marocaine. Aujourd’hui, il y a manifestement un problème d’appropriation d’un tel festival qui doit, comme d’autres, être soumis à un contrôle citoyen», affirme S. Saadi qui ne peut s’empêcher de penser à la manifestation casablancaise «L’Boulevard», annulée faute de moyens financiers. S’il n’est pas question pour cet ancien ministre de la Famille de jouer le jeu «ni des obscurantistes ni celui des commerciaux», il reconnaît volontiers que l’organisation d’un festival comme Mawazine est «sûrement une équation à plusieurs inconnues».

Mawazine, les sponsors et les impôts

Au PJD, la bataille contre les festivals qui fleurissent avec les premiers rayons de soleil ne date pas d’aujourd’hui. La querelle est ancienne et elle se nourrit des sons et lumières qui inondent des villes en fête et des citoyens heureux d’être heureux. Abdelaziz Rebbah, député islamiste de Kénitra, l’affirme haut et fort : il n’est pas contre les festivals. Il est même pour les festivals quels qu’ils soient, sportifs, artistiques, culturels. « Car ils font partie de notre culture, du développement et créent de l’équilibre ». « Mais ce qui doit être revu, c’est la mise en œuvre des festivals. On ne peut pas les organiser pendant la période des examens. Il faut aussi contrôler les dépenses car il s’agit de deniers publics, même quand ce sont des sponsors privés parce que ce sont là des charges déductibles des impôts. Mawazine par exemple coûte 6 milliards. C’est un budget qui pourrait servir à construire des conservatoires de musique, des maisons de jeunes, à rénover des facultés en un état de délabrement avancé. A cela, il convient d’ajouter qu’on ne peut pas accepter des comportements sur scène contraires à nos valeurs nationales », explique A. Rabbah avant d’en appeler au report –et non pas l’annulation- de Mawazine. « Cette année est particulière. Le Maroc vit un mouvement politique et social important, fondateur. Les initiateurs de cette manifestation artistique seraient bien inspirés d’en reporter l’organisation ».

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