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Souk Larbaa:le premier transport par voie normale, d'huile brute marocaine

5/23/2012




Voici le premier transport par voie normale, d'huile brute marocaine, provenant de la sonde d'Ainel Hamra : on voit les fûts de pétrole s'aligner dans la gare des marchandises de Souk-el-Arba du Gharb : [photographie de presse] / Agence Mondial
Auteur : Agence de presse Mondial Photo-Presse. Agence photographique
Éditeur : diff. par l'Agence Mondial (Paris)
Date d'édition : 1932
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Le meurtrier arrêté une année et demie après avoir commis son crime

4/18/2011

Et l’affaire a été classée. Depuis, le meurtrier était sûr qu’il a échappé à la prison et qu’il est plus loin d’être mis en cause. Est-ce vrai? C’est du moins ce qu’il croyait jusqu’à ce que le responsable du commissariat de police de la ville ait été remplacé par un autre. Comme ce qui se passe dans la série télévisée américaine Cold Case, celui-ci a décidé de rouvrir les affaires classées. Et il a sollicité la brigade criminelle de commencer son «boulot». L’affaire a été rouverte. Les investigations ont été reprises comme si le crime vient d’être commis. Plusieurs témoignages ont été recueillis. Et de multiples repris de justice et voyous ont été interrogés. Quelques jours plus tard, le fruit a été récolté. Les limiers sont arrivés à mettre l’index sur l’un des habitants. Il s’agit du guerrab. Est-il le meurtrier ? Peut-être. Où est-il ? Il purge une peine d’emprisonnement de dix-huit mois ferme pour vente sans autorisation de boissons alcoolisées. Les enquêteurs se sont rendus à la prison d’Ouezzane pour l’interroger. En fait, il n’a pas nié être celui qui a incité son sbire, un certain jeune homme d’une trentaine d’années, à malmener à mort la victime. Mais, il a nié être le meurtrier. Ce sbire, un jeune repris de justice pour kidnapping, séquestration, vol et violence à l’arme blanche, qui se chargeait de maltraiter les ivrognes «indisciplinés», a été mis hors d’état de nuire. Il a avoué être le meurtrier du quadragénaire. Il a affirmé aux enquêteurs avoir été sollicité par son chef, le guerrab, de maltraiter le quadragénaire qui s’est abstenu de partir. Avec un bâton, il lui a asséné plusieurs coups. Quand il a remarqué que la victime avait rendu l’âme, il a saisi son cadavre et l’a éloigné du domicile du guerrab. L’enquête policière a révélé que trois autres jeunes hommes étaient sur la scène du crime, sans intervenir pour sauver la victime. Ils n’ont même pas téléphoné à la protection civile ni avoir alerté la police. Ils ont été arrêtés et accusés de non- dénonciation d’un crime.


Nous sommes à Souk Larbaâ El Gharb, à une quarantaine de kilomètres de Kénitra. Le quartier Essalam connu communément sous le nom de quartier Kalitou est l’un des points noirs de cette ville de la région du Gharb-Chrarda-Beni Hssen. Tous les habitants de ce quartier se souviennent du cadavre d’un homme qui y a été trouvé, il y a plus de dix-huit mois. C’était en octobre 2009 que les habitants, qui venaient de se réveiller et de s’apprêter à se rendre à leurs emplois, ont été surpris par le cadavre d’un homme, quadragénaire, portant ses vêtements et gisant dans une mare de sang. En fait, personne n’a reconnu le quadragénaire. Autrement dit, il n’est pas l’un des habitants du quartier. La police a été alertée. Une brigade de la police judiciaire de la ville s’est rendue sur la scène du crime pour entamer les investigations nécessaires afin de tirer l’affaire au clair. Les enquêteurs ont interrogé plusieurs habitants du quartier surtout les repris de justice. Ils ont même interrogé un guerrab, marchand sans autorisation de boissons alcoolisées, surtout que le cadavre a été retrouvé à une centaine de mètres de chez lui. Seulement, les investigations n’ont permis aux enquêteurs de mettre l’index sur personne. En conséquence, toutes les personnes arrêtées, à propos de l’affaire, ont été ensuite relâchées pour manque de preuves.

À la manière de la série télévisée américaine «Cold Case», les enquêteurs de la PJ de Souk Larbaâ El Gharb viennent de tirer au clair une affaire de meurtre non élucidée depuis plus d’un an et demi.
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UMT: Qui succèdera à Benseddik?

9/20/2010

Le leader syndicaliste s’est éteint après 55 ans à la tête de la Centrale

Le doyen du syndicalisme à l’échelon mondial n’est plus. Mahjoub Benseddik s’est éteint vendredi dernier à l’âge de 88 ans dans un hôpital parisien et devait être inhumé dimanche 19 septembre à Casablanca. Ce fervent syndicaliste de la première heure est né à Meknès en 1922 où il a fait ses études primaires et secondaires avant d’intégrer l’Office des chemins de fer pour y occuper, à l’âge de 16 le poste de chef de gare de Souk El Arbaâ. A l’époque, un petit village de la région du Gharb. L’affectation était, bien évidement, motivée par le souci de «placarder la flamme militante» qui l’animait dès son adolescence. En 1951, il fut arrête et condamné à 2 ans de prison ferme par les autorités du Protectorat mais a été libéré une année plus tard pour y retourner en 1952 après la grève général décrétée suite à l’assassinat du Syndicaliste tunisien Ferhat Hachad. Sauvagement torturé, Benseddik en garda les séquelles jusqu’à sa mort. Mais le séjour carcéral lui a permis d’approfondir sa formation politique et syndicale auprès des camarades de sa cellule. A sa sortie, en 1954, il s’imposa en tant que l'un des dirigeants du mouvement ouvrier pour devenir secrétaire général de l'Union marocaine du travail (UMT), créée le 20 mars 1955. En 1957, il a été désigné premier vice-président de l’Assemblée nationale consultative dirigée par feu Mehdi Benbarka. La même année, Benseddik, a été élu membre titulaire du Bureau international du travail, poste qu’il brigua en 1960, 1970 et en 1993. Son action à l’échelon international était aussi intense que diversifiée. Grâce à son dynamisme, la Centrale qu’il dirigeait, était présente sur tous les fronts, syndical et politique. A commencer par la création en 1961 de l’Union syndicale panafricaine dont il a été élu secrétaire général. C’est aussi à lui que revient le mérite de la création de la Confédération internationale des syndicats arabes. Sans oublier, la mise en place de nombreux comités de soutien à l’indépendance de certains pays sous domination coloniale.
Pour rappel, c’est l’UMT qui a organisé les festivités du retour de feu Mohammed V au Maroc. Forte vers les décennies 60 et 70 d’un contingent de 600.000 adhérents, la Centrale régnait en force absolue sur la scène politique et syndicale.
Mahjoub Beseddik était et restait un fervent défenseur de l’unicité et de l’indépendance du syndicat vis-à-vis des partis politiques. A aucun moment il n’a daigné inféoder sa Centrale même à l’Union nationale des forces populaires dont il était membre fondateur. Au sein du syndicat, il agissait aussi en maître absolu et tous les récalcitrants sont purement et simplement éjectés. De sorte qu’après un règne de près d’un demi siècle, sa succession demeure la grande inconnue.
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Sidi-Slimane:Inauguration d'un pont-rail sur route

7/11/2010

L'ouvrage dont les travaux de construction ont duré 13 mois a nécessité un investissement de 12 millions de DH.
Le gouverneur de la province de Sidi Slimane, Houcine Amzal, et le directeur général de l'ONCF, Mohamed Rabie Khlie, ont procédé à l'inauguration d'un pont-rail sur route en remplacement d'un passage à niveau. Ladite opération s'est déroulée en présence de Mustapha Al Maaza, secrétaire général de la province, des députés, de l'autorité locale, du commissaire divisionnaire de la Sûreté provinciale, des commandants provinciaux de la Gendarmerie royale, des FA, PC et PN, des élus, des délégués provinciaux, des cadres de l'ONCF, de la presse et de plusieurs personnalités civiles et militaires.
La réalisation de cet ouvrage entre dans le cadre du programme de l'ONCF visant la suppression, à l'horizon 2011, de tous les passages à niveau de l'axe Settat-Fès via Sidi Slimane, à travers la construction d'ouvrages de substitution permettant de renforcer considérablement la sécurité des riverains et d'améliorer la fluidité de la circulation urbaine et périurbaine... Cet ouvrage, dont les travaux de construction ont duré 13 mois, a nécessité un investissement de 12 millions de DH, financé dans le cadre d'un partenariat entre l'ONCF et la région Gharb-Cherrada-Béni Hssen et le Conseil provincial de la commune urbaine de Sidi Slimane.

Et pour renforcer encore la sécurité, l'ONCF a déployé un vaste programme de suppression des passages dont l'objectif est d'en réduire le nombre de 50% (256 PN) à l'horizon 2025 et de 100% dans les agglomérations à forte densité telles que le Grand Casablanca et la ligne Settat-Fès via Sidi Slimane (2010-2011).

L'investissement consenti pour cette opération est de 1,5 milliard de DH. Sur la période 2005-2009, près de 30% du programme global ont été réalisés correspondant à la suppression de 75 passages, soit une moyenne de 15 PN par an, et leur remplacement de 60 ouvrages d'art: passerelles pour piétons, ponts-rails et ponts routes… et ce avec un montant de 500 millions de DH cofinancé par l'ONCF (350 millions DH) et les autres parties prenantes (communes, région). A titre comparatif, il suffit de remarquer que durant les deux dernières décennies, le rythme des suppressions des passages à niveau (PN) ne dépassait guère 5 par an. Rappelons à ce propos que les nouvelles lignes récemment mises en service, en l'occurrence la connexion de Tanger-Med et la ligne de Nador, ne comptent aucun PN.

Le nombre des accidents au niveau des PN est en baisse (25 accidents en 2005 contre 10 en 2009), alors même que le nombre des trains a quasiment doublé et que le réseau ferroviaire s'est rallongé de près de 200 km de lignes nouvelles. Enfin, est–il nécessaire de rappeler encore une fois que la sécurité aux abords des ''entreprises ferroviaires'' en général et des passages à niveau en particulier repose en grande partie sur la vigilance de tous.

Programme 2010-2015
Pour accélérer la cadence de réalisation du programme 2005-2025, l'ONCF a programmé la surpression de 102 PN.
A cet effet, l'Office envisage de construire 100 ponts avec un coût de 1 milliard de DH. Le financement est partagé à part égale entre l'ONCF et les gestionnaires des routes (communes et région).
La construction de ponts-routes, trois à Sidi Slimane, deux à Kénitra et un à Souk El Arbaâ et des ponts-rails, deux à Kénitra et un à Souk El Arbaâ, ainsi qu'une passerelle pour piétons dans cette dernière ville, est également prévue dans la région pour un investissement total de 130 millions DH, 78 millions seront débloqués par l'ONCF et 52 millions par les Conseils provinciaux de Kénitra et Sidi Slimane et les communes urbaines de Kénitra, Sidi Slimane et Souk El Arbaâ.

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Elle séquestre son enfant de sept ans

5/17/2010

À son septième printemps, Saïfeddine n’a jamais vu la lumière du ciel. Parce qu’il était depuis sa naissance séquestré dans une chambre.
Dans une famille indigente du douar Dlalha, commune rurale Moulay Bousselham, à Souk Larbâa d’El Gharb, dans la province de Kénitra, Sanae a vu le jour en 1988. Sans aucun doute, sa famille rêvait de la voir grandir dans les meilleures conditions, qu’elle occuperait une place sur les bancs de l’école, qu’elle réussirait dans ses études, qu’elle décrocherait un diplôme et un emploi digne, se marierait et qu’elle aurait son propre foyer et ses propres enfants. À son sixième printemps, ces rêves l’ont préoccupée surtout quand elle a rejoint les enfants sur les bancs de l’école du douar. Malheureusement, ces rêves se sont évaporés trois ans plus tard, lorsqu’elle a abandonné l’école. Pauvreté oblige. Ses parents ne pouvaient plus lui acheter les fournitures scolaires. Encore fillette, Sanae s’est retrouvée définitivement à la maison, sans rien faire d’autre à part aider sa mère dans les tâches ménagères et passer le temps à jouer avec ses voisines au douar. Au fil du temps, Sanae grandissait. Mais sans avoir le moindre espoir de reprendre ses études, ni d’apprendre un métier lui permettant de gagner honnêtement sa vie et subvenir aux besoins de sa famille. Elle est restée chez elle tout en rejoignant de temps en temps ses amies du douar. En leur compagnie, elle passait des moments à bavarder, à médire, à rigoler… et à écouter leurs histoires avec les garçons du douar. Elle découvrait les histoires d’amour, les rencontres des amoureux en pleine nuit et les relations d’adultère en les écoutant attentivement. Quant à elle, elle n’avait rien à leur raconter. Sa vie était encore vierge. Elle n’a jamais eu de relation amoureuse avec l’un des jeunes hommes du douar. D’abord, parce qu’elle était encore mineure et ensuite, parce qu’elle ne répondait pas à leurs avances. Plusieurs jeunes la désiraient, mais elle les évitait. Elle n’a jamais osé échanger la moindre parole avec l’un d’eux. Une obstination qui lui a coûté la vie, non pas en la tuant corporellement, mais psychologiquement. Bref, elle a été violée. Comment ? C’était en 1994, quand elle était à son seizième printemps, elle retournait chez elle après avoir passé quelques moments chez une voisine du douar. Il était 20 h passées. Au douar Dlalha, les jeunes filles ne devaient pas sortir seules à cette heure. Car, elles couraient un éventuel risque. C’est ce qui est arrivé à Sanae. Elle empruntait son chemin quand, tout d’un coup, un jeune du douar lui a barré la route. Elle l’a supplié de la laisser partir. En vain. Armé d’un couteau, il l’a obligée à se dévêtir et de le laisser faire. En sanglotant, elle le suppliait de la relâcher. Toujours en vain. Sans pitié, il a fini par abuser d’elle. Dans un état lamentable, Sanae est retournée chez elle. Personne ne s’est rendu compte de son état. Ni sa mère, ni son père. Même ses amies et voisines n’ont rien remarqué. Le pire c’est qu’elle est tombée enceinte. Elle n’a rien révélé à sa mère. Mais, celle-ci a remarqué, au fil des semaines, son ventre qui s’enflait. Et elle a appris la mauvaise nouvelle. Au lieu de porter plainte contre le violeur, la famille a décidé de garder le silence. Neuf mois plus tard, Sanae a mis un garçon au monde. Elle l’a prénommé Saïfeddine. Depuis, elle l’a séquestré. Elle ne sortait jamais en sa compagnie. Pourquoi ? Le considérait-elle comme une honte qui ne devait pas être dévoilée? Elle ne savait pas. Mais, elle ne s’intéressait pas à lui et l’abandonnait comme s’il n’était pas son propre enfant. Elle le maltraitait en le battant et en brûlant son corps. C’était comme si elle se vengeait de son violeur. Alertés, les gendarmes de Souk Larbâa d’El Gharb se sont dépêchés sur le domicile de Sanae. Ils ont constaté les traces de violences sur tout le corps de Saïfeddine. C’est pourquoi, ils ont fini par arrêter, vendredi 7 mai, Sanae et évacuer l’enfant Saïfeddine vers l’hôpital des enfants afin qu’il soit soigné.
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