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Terres collectives: L’Intérieur refile la patate chaude aux provinces

1/04/2013

Sur le papier, le ministère de l’Intérieur reconnaît les femmes comme des ayants droit aux terres collectives en cas de cession ou de vente de terrains, à travers la publication de la circulaire 2620 en date du 23 juillet 2009, avec Mehdia (Province de Kénitra) comme région pilote. S’ensuit la publication de la circulaire 60 en date du 25 octobre 2011, généralisant l’approche aux terres collectives concernées par les ventes et cessions dans tout le Maroc.

  • Une charte pour la déconcentration, mais toujours pas de réforme de la loi
  • Les naïbs résistent au changement et continuent à écarter les femmes
  • 15 millions d’hectares en jeu

Les terres collectives sont imprescriptibles, insaisissables et inaliénables à l’exception de l’Etat, des établissements publics, des collectivités locales et des collectivités ethniques qui peuvent les acquérir
Un semblant de réforme plane sur le dossier des terres collectives! Entre détracteurs et sympathisants, le projet est loin de faire l’unanimité. L’enjeu est de 15 millions d’hectares qui constituent une importante réserve foncière utile pour le développement de plusieurs projets. La Direction des affaires rurales (DAR) prône une modernisation et multiplie les déclarations de bonnes intentions. Ce département est sans directeur depuis la nomination de Hassan Belhadfa, le 11 mai, en tant que gouverneur de la province de Taounate. Pourtant, il devient le fer de lance de Mohand Laenser, ministre de l’Intérieur, qui met en avant un changement d’approche. Comme nous l’avions annoncé dans notre édition du 18 octobre 2012, la tutelle parie sur la mise en place d’une charte de déconcentration et d’un plan d’action de la DAR sur la période 2013-2015. Le projet vient d’être bouclé. Un dispositif prometteur à première vue, mais qui ne met pas le doigt sur le véritable problème: celui des naïbs. «La charte de déconcentration est un contrat moral que nous saluons, mais qui ne résout pas le problème des lobbies des naïbs qui résistent au changement», explique Saïda Drissi, membre de l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM). Cette association soutient depuis plusieurs années la cause des femmes soulaliyates écartées de toute forme d’héritage ou de répartition des revenus des terres collectives. En tout état de cause, la charte mérite une analyse approfondie avant de trancher sur ses implications. Le principe de base du texte est de transférer, de la tutelle à l’autorité provinciale, les actes de gestion des terres collectives selon des orientations et des modalités bien précises. Le transfert devrait se faire d’une manière progressive, pour préparer la province à la prise en charge des attributions qui lui seront déléguées. Concrètement, la tutelle ne lâche pas complètement le dossier. Elle sera en charge de l’établissement des stratégies et des orientations, alors que la province sera davantage dans une mission d’exécution. Ainsi, la déconcentration touchera l’apurement juridique et la préservation du patrimoine foncier collectif, la gestion des litiges et le contentieux judiciaire. La province pilotera également le projet de valorisation. Là où la reforme donne une impression d’inachevé: les opérations de cession continueront à se faire de la même façon qu’auparavant. Sur le terrain, cela correspond à une situation très complexe. Le droit de jouissance des terres collectives est réparti entre les ayants droit par l’assemblée des délégués (naïbs) conformément aux us et coutumes et aux directives de la tutelle. L’accord des naïbs est nécessaire pour toute décision concernant le patrimoine de leurs collectivités (apurement juridique, transactions. .). «Les terrains sont gérés suivant les coutumes de chaque région. Cela donne lieu à des pratiques arbitraires», souligne Abderrahim El Bouhmidi, avocat et professeur universitaire, spécialiste du droit rural. Ainsi, dans certaines régions, les femmes sont totalement écartées alors que dans d’autres, elles bénéficient de petites parts. Le cas des femmes est très éloquent en matière de freins à la réforme. Sur le papier, le ministère de l’Intérieur reconnaît les femmes comme des ayants droit aux terres collectives en cas de cession ou de vente de terrains, à travers la publication de la circulaire 2620 en date du 23 juillet 2009, avec Mehdia (Province de Kénitra) comme région pilote. S’ensuit la publication de la circulaire 60 en date du 25 octobre 2011, généralisant l’approche aux terres collectives concernées par les ventes et cessions dans tout le Maroc. La dernière initiative est venue avec la circulaire 17 du 30 mars 2012 qui est relativement plus explicite, dans la mesure où elle précise les cas où les femmes ont accès au produit de la terre suivant les modes de répartition des terres. En pratique, l’ensemble de ces circulaires ne sert absolument à rien. «La circulaire 17 n’est pas appliquée puisque les naïbs refusent catégoriquement de la reconnaître», s’insurge Drissi. Il ne faut pas oublier que les terres collectives sont régies par un dahir datant du 27 avril 1919. Un texte du protectorat en totale inadéquation avec la situation du Maroc moderne. Ainsi, «aucune réforme des terres collectives ne peut être faite sans le changement de la loi et l’unification de l’ensemble des régimes fonciers», explique El Bouhmidi. Dans son plan d’action, la DAR met l’accent sur la valorisation des terres et envisage la réalisation d’une étude du projet d’amendement du texte de loi 69. Cette loi reconnaît qu’à la mort du bénéficiaire, sa part n’est pas distribuée mais attribuée à l’un des héritiers à condition que les autres soient indemnisés et que le Conseil de tutelle intervienne en cas de conflit. Ainsi, le changement de loi ne pourra se faire avant fin 2015. En attendant l’adoption d’un texte de loi qui marquerait une véritable rupture avec les pratiques coutumières, les dépassements seront encore à l’ordre du jour. «L’essentiel des plaintes que nous recevons concernent les naïbs et le suivi des représentants du ministère de l’Intérieur», témoigne l’ADFM. Est-ce que Mohamed Laenser, issu du Mouvement populaire (MP) connu pour ses proximités avec le monde rural, aura le courage politique pour mettre fin au dépassement des naïbs?
 Édition N° 3942 du 2013/01/04
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Station mehdia : un projet touristique structurant pour la région

10/02/2012

Bungalows, Appart’hôtels, Camping, Aquaparc, Sports nautiques… La station Biladi s’étendra sur 23 hectares et pourra héberger 4.000 vacanciers L’adjudicataire SGTM immobilier devrait livrer le site après 36 mois de travaux C’est parti pour Difaf Mehdia! Le Souverain a donné, lundi 24 septembre, le coup d’envoi des travaux de construction de la 3e station balnéaire du plan Biladi.
 Un marché décroché par SGTM Immobilier, filiale de la société éponyme, suite à un appel d’offres international. Le projet s’étend sur 23 hectares et nécessitera un investissement de 380 millions de DH. Difaf Mehdia devrait être livrée dans 36 mois. A la clé, 700 emplois directs, sans compter les emplois indirects. «La réalisation de la station touristique va redynamiser la plage de Mehdia et aura un impact socio-économique sur toute la région», affirme Mohammed Kabbaj, DG de SGTM Immobilier. L’adjudicataire n’en est pas à son coup d’essai. Créée en 2007, SGTM Immobilier développe des projets touristiques intégrés et de logements sociaux et de standing. L’entreprise est actuellement en train de finaliser un projet de 320 logements sociaux à Fès, la station touristique Jumeirah Golf and Polo Resort à Marrakech. SGTM Immobilier est également partie prenante dans la station Lixus, où elle est en train de finir le seul hôtel construit jusqu’à présent sur le site. Un établissement hôtelier pieds dans l’eau, de type 4 étoiles club, comptant 250 chambres et construit sur 4 ha. «L’objectif de SGTM Immobilier est de refléter dans le projet Difaf Mehdia et tous nos projets d’ailleurs l’excellence et la technicité acquises par le groupe dans le BTP», explique le directeur général. Sur le plan de l’emplacement, la nouvelle station du plan Biladi est gâtée. Elle est située entre l’embouchure de l’oued Sebou et la superbe plage Mehdia. De plus, Mehdia se trouve aux confins de la réserve naturelle de Sidi Boughaba, qui s’étend sur 637 ha.

 Loisirs
 «SGTM Immobilier a été sélectionnée sur la base de son programme, de sa qualité architecturale, ses références ainsi que de sa crédibilité financière», précise Ghassane El Machrafi, directeur développement. Dans le détail, l’animation de la station Mehdia s’articulera principalement autour d’un aquaparc s’étendant sur 4 ha. Pouvant accueillir 2.000 personnes à la fois, l’installation sera construite selon les normes internationales et présentera une offre de loisirs pour tous les âges. Ce sera d’ailleurs la seule installation de ce type dans la région du Gharb et de Rabat-Salé. La station comptera également un centre de sports nautiques, spécialisé dans l’encadrement d’écoles de kitesurf, planche à voile et autre surf. De plus, des terrains multisports seront aménagés au profit des amateurs des jeux collectifs tels que le football, basketball, le handball, volleyball… La station comptera également une piscine couverte, située au niveau de l’aquaparc et ouverte toute l’année, sans oublier une zone de jeux sèche pour enfants. Une zone commerciale de 25 magasins sera construite pour permettre aux résidents de vivre en autonomie et de bénéficier de tous les services nécessaires. Les cahiers des charges relatifs aux activités commerciales sont d’ailleurs en cours de finalisation. Un restaurant panoramique de 500 couverts devrait constituer une des principales attractions de la station. Tourisme familial oblige, Difaf Mehdia sera dotée d’une zone dédiée aux seniors, avec une placette ombragée où les résidents du 3e âge pourront jouer aux échecs, dames…, un terrain de pétanque et une mosquée.
  
Composante touristique et immobilière
La composante touristique comportera 138 bungalows d’environ 70 m2 chacun, 144 appart’hôtels de 64 m2, ainsi que 724 emplacements de camping. Au total, la station accueillera plus de 10 piscines dont une réservée aux femmes. Par ailleurs, Difaf Mehdia comportera 168 appartements destinés à être exploités dans le cadre du dispositif des résidences immobilières de promotion touristique (RIPT). SGTM Immobilier prévoit également la réalisation d’une composante immobilière. 228 appartements d’environ 80 m2, assortis d’une terrasse de 20 m2 seront ainsi proposés aux clients à la recherche d’une résidence principale ou secondaire.

 Tarification
Au niveau de la tarification, les prix sont déjà fixés. Les bungalows (552 lits) seront proposés à 500 DH maximum en haute saison. Quant aux appart’hôtels (572 lits), le prix a été arrêté à 400 DH maximum. Pour leur part, les emplacements de camping (2896 lits) coûteront au plus 150 DH par jour. Les tarifs sont plafonnés dans le cadre d’une convention avec l’Etat, mais pourraient être revus à la baisse pendant la basse saison, par exemple. A noter que la restauration ou encore l’aquaparc ne sont pas intégrés dans le prix. SGTM Immobilier ne veut pas perdre de temps. La station balnéaire commencera à accueillir les clients au fur et à mesure de l’achèvement de ses différentes composantes. L’aquaparc et la zone camping seront les premiers à entrer en service.  

Animation
 L’expérience du plan Azur a montré que l’animation constitue le talon d’Achille des stations touristiques construites jusqu’à présent. L’été, elles connaissent une affluence record, le reste de l’année, elles sont désertées. SGTM Immobilier ne veut pas tomber dans la même erreur. L’opérateur touristique compte faire vivre la station toute l’année et non pas seulement pendant les vacances scolaires. Une société de gestion dédiée a déjà été créée. De plus, le programme d’animation sera décliné à travers toutes les composantes de Difaf Mehdia. Des contacts ont déjà été noués avec des professionnels spécialisés dans chacune des composantes de la station : centre de sports nautiques, camping, appart’hôtels. De plus, l’activité de la station devrait être généralisée à toutes les vacances scolaires, professionnelles, weekends, fêtes religieuses et nationales. La commercialisation des différents produits de la station pourrait être attribuée à Atlas Voyages, le plus grand voyagiste du pays. «Le problème de la saisonnalité sera atténué par la proximité de la station, la plage de Mehdia étant à vol d’oiseau à 110 km de Fès, et à 30 km de Rabat», signale Kabbaj. Le plan marketing définitif reste à élaborer en concertation avec l’Office national marocain du tourisme (ONMT). Le budget a déjà été fixé à 10 millions de DH.
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Les travaux de la station Mehdia lancés, les craintes apparaissent

9/28/2012

Ca y est, la nouvelle station touristique de Mehdia est sur les rails. Le souverain a lancé hier les travaux de construction qui devront durer 3 ans et demi. A peine les travaux lancés, des interrogations et des craintes s’élèvent du côté des spécialistes marocains du tourisme et de la population locale. Explications.
C’est hier lundi 24 septembre que le Roi Mohammed VI a lancé les travaux de construction d’une toute nouvelle station touristique à Mehdia. Une très bonne nouvelle pour l’économie de cette petite ville côtière située dans le Gharb, à proximité de la ville de Kénitra. Au total 700 emplois directs et des milliers d’autres indirects seront créés. S’étalant sur une superficie de 23 hectares, la station sera dotée d’hôtels et de bungalows d’une capacité totale de 5580 lits, d’un camping aux normes internationales, d’un aqua-parc, de terrains de sport, club nautique, restaurants, commerces, mosquée et d’administrations.

 Tic toc, tic toc 
 Lancée dans le cadre du plan Biladi, programme destiné à promouvoir le tourisme interne, l’objectif de la station est d’encourager les Marocains à visiter et profiter pleinement des richesses naturelles de Mehdia et notamment celles du lac de Sidi Boughaba, site protégé sur lequel les touristes peuvent observer faune et flore diversifiées. « Les clients visés par cette station sont les familles marocaines issues de la classe moyenne. Les tarifs n’excéderont pas les 500 dirhams la nuitée en haute saison », explique Fouad Lahbabi, vice-président de la Fédération Nationale du Tourisme. Au total, les travaux devront durer 3 ans et demi. Néanmoins, c’est bien là où le bât blesse, certains spécialistes du tourisme craignant que ces travaux prennent du retard. « Les stations du plan Biladi ont pris beaucoup trop de temps, elles faisaient partie de la vision 2010 et on est déjà en 2012 ! A ce jour, une seule station est sortie de terre et c’est celle d’Ifrane. Où sont les autres ? », s’interroge Fouad Lahbab. Les autres stations en question qui n’ont pas encore vu le jour sont celles de Sidi El Abed près d'El Jadida, de Ras El Maa à Nador, d'Imi Ouaddar près d'Agadir, de Oued El Maleh à Benslimane, ainsi que celles prévues à Tanger et à Marrakech. « C’est lamentable de voir un tel retard ! Tout ça à cause de lenteurs administratives pénalisant le lancement des constructions ou des autorisations d’obtention de terrain qui tardent à venir », poursuit-il.

Costa del Sol bis ?
  Cependant, pour les habitants de la ville de Mehdia, berceau du surf au Maroc depuis les années 1960, le retard des travaux de la station n’est pas le cadet de leurs soucis. Leur priorité est de veiller à la protection de leur plage et des sites naturels durant la phase des travaux. « C’est clair que cette nouvelle station va être bénéfique pour tout le monde ici. Elle va créer des emplois, on va avoir de meilleures routes et des réseaux d’assainissement. Mais ce qu’on exige c’est que les normes de construction soient respectées. On sait tous qu’au Maroc lorsqu’un projet est lancé, ça devient au final un tout autre projet. On ne veut pas de hauts buildings sur nos plages comme ceux qui existent actuellement à la Costa del Sol et qui dénaturent les plages espagnoles. On nous a promis des bâtiments à rez-de-chaussée et une station d’épuration.», insiste Boumediene Omari, fondateur d’une école de surf à Mehdia et membre de l’association Eco Mehdia dont la mission est de veiller à la propreté des plages. « Ce qui est sur est qu’on va suivre de près le projet de A à Z avec l’association », conclut-il. Le montant des investissements de la nouvelle station touristique de Mehdia s’élève à 380 millions de dirhams.
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Tourisme: Le Souverain relance le plan Biladi

9/26/2012

  • Les travaux de la station de Mehdia enfin lancés 
  • 5.580 lits et 700 emplois directs d’ici 2015
  •  Coût du projet: 380 millions de DH
La Maroc va-t-il rattraper le retard accusé dans la mise en place du plan touristique Biladi? Visiblement, les volontés sont là, puisque le Roi vient de donner le coup d’envoi des travaux de réalisation d'une nouvelle station touristique à Mehdia. Sa réalisation vise à renforcer la capacité d'hébergement de la destination Mehdia, très prisée par les touristes nationaux. Située sur la rive de l'Oued Sebou et disposant d'une fenêtre sur l'Atlantique, cette nouvelle station sera réalisée dans un délai de 42 mois et sur une superficie globale de 23 ha. C’est la Société Marocaine des Travaux du Maroc (SGTM) qui a été sélectionnée pour la mise en valeur du site. Le projet consiste en la réalisation, pour un investissement de 380 millions de DH, de 131 résidences hôtelières horizontales (bungalows) d'une capacité de 524 lits, de 144 résidences verticales (appartements) de 576 lits et d'un camping aux normes internationales d'une capacité de 2.896 lits. La future station comprendra aussi 168 résidences immobilières de promotion touristique (RIPT) d'une capacité de 672 lits, auxquelles s'ajouteront 228 résidences immobilières de 912 lits. En somme, elle permettra la création de 5.580 lits. Ce qui devrait à terme générer environ 700 emplois directs et des milliers d'emplois indirects, tout en répondant aux attentes et spécificités socioculturelles des familles marocaines. Pour encourager le tourisme interne, qui représente une part de marché de 26%, le ministère du Tourisme compte offrir des hébergements avec animations à des prix abordables. Les tarifs des appartements et des résidences immobilières devraient varier entre 100 et 500 DH la nuitée. L'accent sera aussi mis sur la dimension animation avec, au menu, un aquaparc, des terrains de sports, des sports nautiques, des espaces pour enfants, jeunes et séniors, une corniche, des centres commerciaux, des espaces de restauration, en plus d’équipements publics (mosquée, administrations, etc.). Ce projet d'envergure est appelé à consolider la notoriété de Mehdia et de Kénitra et à jouer le rôle de levier pour le développement économique et social de la région de Gharb-Chrarda-Bni Hssen. Une région qui regorge d'importants atouts et potentialités touristiques et écologiques, à savoir le site naturel de Moulay Bousselham, la forêt de Maâmora, la réserve de Sidi Boughaba, la Kasbah de Mehdia, ainsi que de nombreux sites naturels et historiques. La nouvelle station de Mehdia vient aussi conforter la dynamique enclenchée par le plan Biladi qui constitue l'un des programmes structurants de la vision 2020 du tourisme. L’objectif, rappelons-le, est de répondre aux attentes des touristes nationaux en leur offrant un produit adapté tenant compte de leurs habitudes et leur manière de voyager. Outre la station de Mehdia, sept autres sont programmées dans le cadre du plan Biladi. Ce dernier prévoit aussi la réalisation d'une douzaine de «Clubs Biladi» à travers le Royaume. Il s’agit de villages de vacances aménagés en plein air et proposant divers services (animations, loisirs, sports et activités nature). Ils sont ainsi destinés à une catégorie plus jeune et relativement plus aisée que la première. Les «Clubs Biladi» seront implantés dans des destinations très prisées par les touristes nationaux, notamment Chefchaouen, Asila, Taza, Béni Mellal et Dakhla.

Et les autres?

 La station touristique de Mehdia fait partie intégrante du plan Biladi qui prévoit la création de sept autres structures dans les régions touristiques du Royaume. Il s'agit de la station de Oued El Maleh à Benslimane, celle d'Ifrane (déjà opérationnelle), d’Imi Ouaddar prévue fin 2012 à Agadir, de Ras El Maa à Nador, dont les travaux de construction seront bientôt lancés, ainsi que de trois autres stations à Tanger, Marrakech et Sid El Abed (près d’El Jadida), dont l'assiette foncière est en cours d'acquisition.
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Tourisme interne «La NSTM donnera un coup de fouet»

9/24/2012

«La Nouvelle station touristique de Mehdia donnera un coup de fouet au tourisme interne», Lahcen Haddad
La Nouvelle station touristique de Mehdia (NSTM), dont S.M. le Roi Mohammed VI a lancé, lundi à Mehdia, les travaux, est un projet structurant qui mettra à la disposition de la classe moyenne marocaine un produit et des services de bonne qualité qui lui sont adaptés et insufflera un nouvel élan au tourisme national en général et au tourisme interne tout particulièrement, a affirmé le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad. Dans une déclaration à la MAP à cette occasion, Haddad a expliqué que ce projet, dont les travaux seront terminés d'ici 42 mois, concrétise un nouveau concept d'établissements touristiques, proposant une offre intégrale qui prend en compte les attentes du touriste national auquel sont offerts des produits et services adaptés, en termes de contenu et de prix. La station, a poursuivi Haddad, inclura plusieurs composantes hôtelières telles que des appartements, chalets, résidences immobilières de promotion touristique, pour des tarifs variant entre 100 et 500 DH la nuitée, en plus d'un camping de 3.000 lits répondant aux standards internationaux. L'accent sera mis, selon le ministre, sur la dimension animation, très sollicitée par les familles marocaines, avec, au menu, un Aqua Parc, des sports nautiques, des espaces pour enfants, jeunes et séniors, une corniche, en plus de centres commerciaux et d'espaces de restauration. Située sur la rive de l'Oued Sebou tout en disposant d'une fenêtre sur l'Atlantique, cette station fait partie intégrante du plan Biladi qui prévoit la création de 8 structures similaires dans les régions touristiques du Royaume, a précisé Haddad, ajoutant qu'il s'agit, entre autres, d'une station qui verra le jour d'ici fin 2012 à Agadir, d'une autre à Nador, dont les travaux de construction seront bientôt lancés, ainsi que de trois autres stations à Tanger, Marrakech et Sid El Abed, dont l'assiette foncière est en cours d'acquisition. Parallèlement à ces stations, le ministère s'attellera à la création de 12 clubs Biladi destinés à une catégorie plus jeune et relativement plus aisée que la première, a indiqué le ministre, ajoutant que ces clubs, qui donneront la part belle aux activités nature et sportives, seront implantés dans des destinations très prisées par les touristes nationaux, notamment Chefchaouen, Asila, Taza, Béni Mellal et Dakhla.
Publié le : 24.09.2012 - 21h04 - MAP
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