10/15/2012
| Installations d'Hirschmann à AFZ |
Le blog local de Kénitra et ses alentours
| Installations d'Hirschmann à AFZ |
L’artiste peintre Nadège Moyart expose ses œuvres, jusqu’au 31 octobre, à la galerie de l’Institut français, Espace Balzac de Kénitra, sur le thème «Alchimie oasienne».À première vue, l’univers artistique de Nadège Moyart ne s’offre pas facilement à la perception du visiteur. Il peut même attiser chez lui une curiosité pour déceler les mystères d’un travail, fruit d’un coup de foudre pour cette belle nature des oasis du sud marocain. À la suite de ses voyages dans la province d’Errachidia, l’artiste-peintre livre sa vision de ces grandes étendues, de cette nature présaharienne contrastée. «J’ai effectué mon premier voyage dans la province d’Errachidia au Maroc, il y a deux ans, suite à une bourse obtenue auprès de la ville de Paris et de la Seine Saint-Denis, explique-t-elle. Il s’agissait de réaliser un reportage graphique sur les initiatives locales mises en place pour lutter contre la désertification. Ce premier travail a pris la forme d’une exposition murale sur l’espace public à Paris intitulée “Paradis en sursis”. En hiver 2011, je me suis à nouveau rendue sur place pour m’imprégner des lieux de façon plus intuitive et sensible tout en conservant le même fil conducteur : la fragilité de l’écosystème oasien.» De retour à Lille, où elle réside, Moyart s’est mise spontanément à travailler avec le pigment pur. Ces poudres de couleur, dit-elle, lui paraissaient être la matière idéale pour évoquer la terre sèche, poussiéreuse et colorée caractéristique de cette région aride. Son talent artistique est aussi nourri par son savoir scientifique. Elle révèle à cet égard que la terre des oasis de la province d’Errachidia est soumise à une double influence : l’Atlas au Nord, qui alimente les réserves d’eau souterraine, et au Sud le souffle chaud du Sahara. Ajouté à cela le travail de l’homme et les palmeraies peuvent s’épanouir au cœur de ces espaces arides. Il s’agit là d’un véritable travail d’alchimiste entre eau, terre et feu pour trouver le juste équilibre qui fera naître une végétation généreuse. C’est dans cet état d’esprit qu’elle a manipulé les pigments en y ajoutant des liants de toutes sortes afin d’agglomérer cette poudre, de la densifier et ainsi d’y faire émerger une forme. Ces formes sont à l’image des oasis : fragiles, fugaces, mais grouillantes de vie. Les photographies insérées aux dessins, retenues par un simple fil, accentuent cette impression d’instant fragile. Pour aider le contemplatif à mieux introduire cet univers artistique original et sortant de l’ordinaire, elle n’hésite pas à répondre : «l’ensemble du travail est à appréhender comme une cartographie sensible de la région. Chaque forme est associée à une oasis en particulier, comme une quantité négligeable par sa taille, mais précieuse par sa qualité, perdue dans l’immensité de la steppe présaharienne. Les murs de l’exposition jouent donc un rôle crucial dans la perception des dessins présentés. Une série de cinq photographies complète cet ensemble en faisant image sur cette traversée du désert où l’oasis est attendue comme un miracle.» Pour des raisons professionnelles, mais surtout pour cet amour qu’elle voue à une nature à la fois fragile et menacée, Nadège Moyart a réalisé aussi un reportage graphique sur les initiatives locales pour lutter contre la désertification dans le sud-est marocain. «À la rencontre des jardiniers du désert, dans la province d’Errachidia au Maroc, j’ai recueilli leurs témoignages sur la fragile beauté des oasis que les caprices du ciel et les erreurs humaines menacent à chaque instant de faire partir en poussière.» Ce projet, raconte-t-elle, s’est construit à l’épreuve du terrain, à la suite d’un séjour en automne 2010. Selon Nadège Moyart, l’immersion dans la vie des oasiens est quelque chose d’essentiel pour pouvoir saisir au plus près l’essence de leurs paroles. Les dessins et photographies complètent et enrichissent leurs témoignages, en donnant corps aux mots. Sa vision philosophique sur les oasis est à découvrir dans ces quelques mots : «l’exposition est pensée comme un long travelling dans l’horizontalité vertigineuse du désert…» Toute une extase à découvrir chez l’oasien et chez l’artiste.
● L’Académie régionale de l’éducation et de formation procède à un état des lieux du système éducatif de la région.L’amélioration de la qualité de l’enseignement et la lutte contre l’échec scolaire sont au centre des préoccupations des responsables de l’académie régionale de l’éducation et de formation du Gharb-Chrarda-Beni Hssen. Ce souci de donner une nouvelle impulsion au système éducatif régional ne date pas d’aujourd’hui. Depuis 2009, la région a connu la création de 33 établissements scolaires, dont un grand nombre en milieu rural. D’autres établissements scolaires prévus dans le cadre du programme d’urgence verront le jour prochainement. Compte tenu de la mobilité des populations, l’accroissement démographique et le développement des villes et des centres urbains, l’académie tente aussi, en collaboration avec les délégations provinciales du MEN, de rééquilibrer l’offre. Sachant que la surcharge des classes constitue l’un des problèmes cruciaux auxquels se heurtent les responsables concernés, selon Abdellatif Youssoufi, directeur de l’Académie régionale de l’éducation et de formation, le plan d’action de l’académie contient des dispositions visant à mettre un terme à cette situation et à ses conséquences fâcheuses, notamment en matière d’éducation informelle et de lutte contre l’abandon scolaire qui a permis le retour au banc des écoles de 1 216 élèves. M. Youssoufi a, en outre, reconnu que la saison scolaire 2012-2013 intervenait dans des circonstances tout à fait particulières, caractérisées par la fin d’étape du Programme d’urgence, qui, dit-il, bien qu’il n’ait pas pu atteindre tous ses objectifs, a permis la réalisation de plusieurs projets. À noter que cette année, 256 900 élèves ont bénéficié de l’Initiative royale «Un million de cartables» au niveau régional, en plus des efforts qui ont été fournis en matière de transport et d’habillement scolaire. En matière de restauration scolaire, le nombre d’élèves bénéficiaires atteindra 78 234, soit une augmentation de 10% par rapport à l’année précédente, et celui des pensionnaires des internats 6 538 élèves. L’Académie régionale de l’éducation et de formation de la Région Gharb-Chrarda-Beni Hssen a également décidé d’organiser, jusqu’au 15 octobre, ce qu’elle appelle «Une caravane de mobilisation sociale» pour soutenir la scolarisation des enfants démunis. Cette opération concerne l’ensemble du territoire de la région, notamment les zones rurales et envisage la réalisation de plusieurs objectifs. Selon les initiateurs du projet, cette caravane vise à mettre fin au phénomène de l’abandon scolaire et ses conséquences négatives, et ce, en mobilisant et en sensibilisant les différents acteurs pédagogiques autour de la gravité du phénomène de déperdition scolaire en général. L’opération concerne les populations cibles en attirant leur attention sur l’importance de l’enseignement obligatoire. De ce fait, il sera procédé à la réintégration d’un plus grand nombre d’élèves qui ont abandonné l’école ainsi que les enfants non scolarisés, sans oublier ceux qui ont été recensés au cours de l’opération «Enfant à enfant» au mois de mai 2012. Force est de noter que, l’année dernière, des résultats probants ont été obtenus : cette opération a permis de réintégrer un nombre important d’enfants non scolarisés et élèves qui avaient abandonné leurs écoles. Au niveau régional, 495 enfants ont bénéficié de cette opération au niveau de l’enseignement primaire et 721 élèves au niveau de l’enseignement collégial. La délégation provinciale du MEN de Kénitra a connu le plus grand nombre de bénéficiaires avec 258 élèves du primaire et 368 au niveau du collège, suivie de la délégation provinciale de Sidi Kacem avec 168 élèves du primaire et 255 du collège et enfin la délégation provinciale de Sidi Slimane qui a enregistré un chiffre de 69 enfants au niveau de l’enseignement primaire et 98 inscrits au niveau des collèges.
● Organisation d’«Une caravane de mobilisation sociale» pour soutenir la scolarisation des enfants démunis.
Youssef Lemrini, l’entraîneur du KAC, est dans une position inconfortable en raison de l’instabilité du comité et des différents problèmes qui minent le club. Il tente, tant bien que mal, de mettre sur pied une équipe compétitive pour entamer dans de bonnes conditions l’actuelle saison. Il a, certes, été déçu par la dernière défaite face au Raja de Casablanca, mais il maintient la confiance accordée aux jeunes du club en particulier et ceux qu’il a recrutés.
Bungalows, Appart’hôtels, Camping, Aquaparc, Sports nautiques… La station Biladi s’étendra sur 23 hectares et pourra héberger 4.000 vacanciers L’adjudicataire SGTM immobilier devrait livrer le site après 36 mois de travaux C’est parti pour Difaf Mehdia! Le Souverain a donné, lundi 24 septembre, le coup d’envoi des travaux de construction de la 3e station balnéaire du plan Biladi.Un marché décroché par SGTM Immobilier, filiale de la société éponyme, suite à un appel d’offres international. Le projet s’étend sur 23 hectares et nécessitera un investissement de 380 millions de DH. Difaf Mehdia devrait être livrée dans 36 mois. A la clé, 700 emplois directs, sans compter les emplois indirects. «La réalisation de la station touristique va redynamiser la plage de Mehdia et aura un impact socio-économique sur toute la région», affirme Mohammed Kabbaj, DG de SGTM Immobilier. L’adjudicataire n’en est pas à son coup d’essai. Créée en 2007, SGTM Immobilier développe des projets touristiques intégrés et de logements sociaux et de standing. L’entreprise est actuellement en train de finaliser un projet de 320 logements sociaux à Fès, la station touristique Jumeirah Golf and Polo Resort à Marrakech. SGTM Immobilier est également partie prenante dans la station Lixus, où elle est en train de finir le seul hôtel construit jusqu’à présent sur le site. Un établissement hôtelier pieds dans l’eau, de type 4 étoiles club, comptant 250 chambres et construit sur 4 ha. «L’objectif de SGTM Immobilier est de refléter dans le projet Difaf Mehdia et tous nos projets d’ailleurs l’excellence et la technicité acquises par le groupe dans le BTP», explique le directeur général. Sur le plan de l’emplacement, la nouvelle station du plan Biladi est gâtée. Elle est située entre l’embouchure de l’oued Sebou et la superbe plage Mehdia. De plus, Mehdia se trouve aux confins de la réserve naturelle de Sidi Boughaba, qui s’étend sur 637 ha.
Fait rarissime. Les fans du KAC Kénitra, connus communément sous le nom de «Helala Boys», ont manifesté samedi dans les rues de la capitale du Gharb pour réclamer une solution à la crise sans précédent que traverse le KAC.Le KAC s’est livré à des luttes intestines à ne plus en finir entre ses différentes composantes. Ce glorieux club qui a enfanté des stars du ballon rond au Maroc est depuis plusieurs années en proie à une guerre fratricide entre différents bureaux qui se disputent la légitimité. Une situation qui a contribué grandement à déstabiliser le club, selon les manifestants. Parmi les revendications scandées par ces «Ultras» la démission du bureau présidé par Mohamed Chibar qui est en charge de l’équipe. Cette manifestation traduit le malaise qui secoue le KAC et qui est loin d’être réglé. Actuellement, trois bureaux se disputent la légitimité de diriger le club. Les supporters inquiets de la situation sont descendus à nouveau dans la rue pour faire entendre leur voix, c’est-à-dire remettre de l’ordre dans la gestion du club et lui trouver des moyens financiers pour survivre. Cette situation a fait fuir Aziz Karkach qui s’est retrouvé face à ses dissensions. Actuellement, c’est Youssef Lamrini qui doit gérer tous ces problèmes. Et on se demande jusqu’à quand ce dernier pourra-t-il tenir à la tête du club surtout que les conditions de travail ne sont plus réunies. Il est à signaler que le KAC a essuyé, samedi, sa première défaite de la saison contre le Raja Casablanca (4-2) pour le compte de la 3e journée. Le club occupe provisoirement la 6e place avec quatre points.
Le Raja Casablanca a consolidé son fauteuil de leader après son 3e succès samedi soir face au KAC Kénitra 4-2. Le complexe Mohammed V a donc vibré au rythme d’un véritable festival offensif et d’une ambiance exceptionnelle dans les tribunes.Les Verts ont frappé fort, une nouvelle fois, face au KAC de Kénitra qui a, pourtant livré une belle prestation. Il est vrai que l’expérience des Bidaouis a prévalu au cours de cette rencontre. Normal quand au sein de cette formation, on retrouve les meilleurs joueurs du championnat. Quatre buts ont mis KO des Kénitréens qui n’ont pas démérité, mais qui ont été déstabilisés avant le premier quart d’heure par un but signé Oulhaj (14e min). Un but qui n’aurait certainement pas été réussi si l’arbitre Abdellah Boulifa n’a pas fait rejouer le coup franc. «Nous n’avons pas compris les raisons de cette décision, regrette Youssef Lemrini. Il a été tiré une première fois et l’arbitre a fait rejouer la même action sans que nous soyons fautifs. C’est ce but qui a perturbé mes joueurs». Le KAC avait pourtant fait jeu égal avec leur adversaire avec notamment de belles actions collectives menées par Bilal Biat et Rédouane Karoui. Mais 5 minutes après le premier but, c’est Mouhcine Yajour, bien lancé par Abdelilah Hafidi, qui trompa la vigilance du gardien Mohamed Bistara. Le péché mignon des Rajaouis Le Raja devenait de plus en plus dangereux sur les actions collectives, en particulier avec un trio d’attaque composé de Mouhcine Yajour, Adil Chadli et Abdelilah Hafidi, soutenus par les médians Mouhcine Métouali, Guehi Kouko et Vivien Mabide. Mais tout juste après la demi-heure de jeu, Bilal Biat, très actif en attaque, va réduire la marque d’un puissant tir, suite à une erreur défensive des Casablancais. Une petite minute avant la pause, le Raja aggrave le score par Mouhcine Metouali, suite à une passe lumineuse de Adil Karouchi. En seconde période, la machine infernale du Raja se remet en branle avec à la clé un 4e but réalisé par Mouhcine Yajour (61e min). Les Verts vont dès lors baisser le rythme et procéder par de courtes passes qui font le bonheur du public, mais pas celui de M’Hamed Fakhir qui refuse le «pêché mignon» de ses joueurs. «Il faut savoir respecter l’adversaire, a-t-il souligné au cours de la conférence d’après match, et jouer pour marquer». Bilal Biat va réduire la marque en fin de partie pour le KAC dont les jeunes sont pleins d’avenir. On retiendra l’absence des supporters du KAC qui n’ont pas fait le déplacement à Casablanca pour protester contre la mise en place d’un comité provisoire qui gère le club.
Ca y est, la nouvelle station touristique de Mehdia est sur les rails. Le souverain a lancé hier les travaux de construction qui devront durer 3 ans et demi. A peine les travaux lancés, des interrogations et des craintes s’élèvent du côté des spécialistes marocains du tourisme et de la population locale. Explications.

C’est hier lundi 24 septembre que le Roi Mohammed VI a lancé les travaux de construction d’une toute nouvelle station touristique à Mehdia. Une très bonne nouvelle pour l’économie de cette petite ville côtière située dans le Gharb, à proximité de la ville de Kénitra. Au total 700 emplois directs et des milliers d’autres indirects seront créés. S’étalant sur une superficie de 23 hectares, la station sera dotée d’hôtels et de bungalows d’une capacité totale de 5580 lits, d’un camping aux normes internationales, d’un aqua-parc, de terrains de sport, club nautique, restaurants, commerces, mosquée et d’administrations.
«La Nouvelle station touristique de Mehdia donnera un coup de fouet au tourisme interne», Lahcen HaddadLa Nouvelle station touristique de Mehdia (NSTM), dont S.M. le Roi Mohammed VI a lancé, lundi à Mehdia, les travaux, est un projet structurant qui mettra à la disposition de la classe moyenne marocaine un produit et des services de bonne qualité qui lui sont adaptés et insufflera un nouvel élan au tourisme national en général et au tourisme interne tout particulièrement, a affirmé le ministre du Tourisme, Lahcen Haddad. Dans une déclaration à la MAP à cette occasion, Haddad a expliqué que ce projet, dont les travaux seront terminés d'ici 42 mois, concrétise un nouveau concept d'établissements touristiques, proposant une offre intégrale qui prend en compte les attentes du touriste national auquel sont offerts des produits et services adaptés, en termes de contenu et de prix. La station, a poursuivi Haddad, inclura plusieurs composantes hôtelières telles que des appartements, chalets, résidences immobilières de promotion touristique, pour des tarifs variant entre 100 et 500 DH la nuitée, en plus d'un camping de 3.000 lits répondant aux standards internationaux. L'accent sera mis, selon le ministre, sur la dimension animation, très sollicitée par les familles marocaines, avec, au menu, un Aqua Parc, des sports nautiques, des espaces pour enfants, jeunes et séniors, une corniche, en plus de centres commerciaux et d'espaces de restauration. Située sur la rive de l'Oued Sebou tout en disposant d'une fenêtre sur l'Atlantique, cette station fait partie intégrante du plan Biladi qui prévoit la création de 8 structures similaires dans les régions touristiques du Royaume, a précisé Haddad, ajoutant qu'il s'agit, entre autres, d'une station qui verra le jour d'ici fin 2012 à Agadir, d'une autre à Nador, dont les travaux de construction seront bientôt lancés, ainsi que de trois autres stations à Tanger, Marrakech et Sid El Abed, dont l'assiette foncière est en cours d'acquisition. Parallèlement à ces stations, le ministère s'attellera à la création de 12 clubs Biladi destinés à une catégorie plus jeune et relativement plus aisée que la première, a indiqué le ministre, ajoutant que ces clubs, qui donneront la part belle aux activités nature et sportives, seront implantés dans des destinations très prisées par les touristes nationaux, notamment Chefchaouen, Asila, Taza, Béni Mellal et Dakhla.
«Les projets ferroviaires lancés par S.M. le Roi à Kénitra, une contribution conséquente à la dynamisation du développement local», Mohamed Rabie Brahim Khlie
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| Mohamed Rabie Brahim Khlie, directeur général de l'Office national des chemins de fer |
«Des projets de renforcement et de modernisation des infrastructures ferroviaires à Kénitra en phase avec l'évolution du secteur»Passage obligé pour les usagers de l'axe ferroviaire Tanger-Casablanca-Rabat, qui est le plus sollicité du réseau national, la ville de Kénitra se tourne résolument vers le renforcement de ses infrastructures ferroviaires pour être en phase avec l'évolution rapide du nombre des voyageurs qui devra atteindre, selon les estimations, 9,5 millions de voyageurs en 2015 et 18,6 millions en 2025. Cette évolution souligne l'urgence de procéder à la rénovation et à la mise à niveau des infrastructures existantes et à la mise en place d'autres, pour assurer les meilleures conditions de confort et de sécurité aux passagers. C'est dans ce cadre que s'inscrit le projet de requalification urbaine du site de la gare de la ville, présenté à S.M. le Roi Mohammed VI, samedi à Kénitra, et celui du projet d'augmentation de la capacité du transport ferroviaire entre Casablanca et Kénitra, dont le Souverain a procédé au lancement des travaux. Ces chantiers confirment, une nouvelle fois, la Haute Sollicitude dont S.M. le Roi ne cesse d'entourer le secteur du transport, essentiel pour le développement local des villes et villages du Royaume et pour la promotion de l'activité économique et du bien-être de la population. Les moyens financiers et logistiques importants alloués aux projets en question, traduisent, en effet, la détermination royale à hisser ce secteur névralgique au niveau des aspirations des citoyens et à en faire un vecteur de développement humain et de croissance économique. Mobilisant des investissements conséquents de l'ordre de 4,5 MMDH, le projet d'augmentation de la capacité du transport ferroviaire entre Casablanca et Kénitra, qui consiste en le triplement de la voie ferroviaire entre les deux villes, permettra d'accompagner l'intensification constante du trafic des personnes et du fret par la création de 100 km d'infrastructures, 4 viaducs d'environ 500 ml, 12 ponts route, 14 ponts rail, 95 ouvrages hydrauliques, 15 passerelles et 6 passages souterrains. Les travaux concerneront aussi le renouvellement de 100 km de voie et 160 km de caténaire, la pose de voie et de caténaire sur 100 km, l'installation des équipements de signalisation et de télécommunication, la construction de 3 sous stations Maillon fort du plan d'investissement 2010-2015 de l'Office national des chemins de fer (ONCF), consacré à la mise à niveau du réseau classique pour un investissement de 13 milliards de dirhams, ce projet, qui affiche un taux de réalisation de 30 pc, est financé par la Banque africaine de développement à hauteur de 3 MMDH, l'ONCF (800 MDH) et par la Réserve des pays émergents (500 MDH). Situé en droite ligne avec cette nouvelle dynamique visant à doter la capitale du Gharb d'infrastructures ferroviaires modernes, le deuxième projet visant la requalification urbaine du site de la gare de Kénitra prévoit la construction d'une nouvelle gare à Kénitra abritant un centre multifonctionnel. D'une superficie couverte de 8.000 m², ce chantier, qui sera réalisé en deux phases par l'ONCF, pour un investissement de 320 MDH, vise à délocaliser les activités ferroviaires à caractère industriel en dehors de la ville. Le deuxième volet de ce projet se rapporte à la construction, d'ici 2013, de la gare fret de Sidi Ichou (commune rurale Amer Seflia). Cette nouvelle infrastructure qui sera réalisé par l'ONCF sur 5 ha, pour un coût de 75 MDH, a pour objectif d'alléger la pression sur la gare de Kénitra qui sera réservée uniquement aux voyageurs et de desservir la nouvelle plateforme industrielle intégrée de Bourahma. Une fois opérationnelles, les nouvelles structures programmées dans le cadre de ces deux projets donneront, certainement, un coup d'accélérateur au secteur du transport ferroviaire de la ville et assureront, par extension, une desserte optimale de la ligne Tanger-Casablanca-Rabat par laquelle transite quotidiennement la grande partie des voyageurs et des marchandises au niveau national. De quoi faire du secteur du transport ferroviaire une véritable «locomotive» qui fait bouger la roue de l'économie nationale.
Chef-lieu d’une région qui compte parmi les plus compétitives du Maroc sur les plans économique et démographique, la ville de Kénitra connaît une dynamique urbaine soutenue qui rend nécessaire l’adoption de projets ciblés destinés à promouvoir le développement local et à améliorer le cadre de vie de la population en apportant des réponses durables aux besoins engendrés par l’urbanisation, tous domaines confondus.Parmi ces besoins, celui de l’assainissement liquide s’avère urgent, à l’heure où la question du développement durable est devenue une composante-clé et incontournable de toute politique urbaine. À l’instar de plusieurs régions du Royaume, le chef-lieu du Gharb-Cherarda-Bni H’ssen s’est doté d’un ambitieux programme d’assainissement liquide (à Kénitra et Mehdia), s’étalant sur la période 2004-2016, et dont la gestion est assurée par la Régie autonome de distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement liquide de la province de Kénitra, qui dessert une population estimée à 465 000 habitants. Ce programme, décliné en quatre tranches destinées à réhabiliter le réseau d’assainissement liquide et de réduire considérablement les rejets directs d’eaux usées dans l’Oued Sebou, entre dans une nouvelle étape avec le lancement par S.M. le Roi Mohammed VI, jeudi à Kénitra, de la première phase de la troisième tranche, en signe de la Haute sollicitude royale dont le Souverain entoure les projets de requalification urbaine visant la promotion du développement durable et du bien-être de la population. Le programme, doté d’un budget de 1,3 MMDH, vient à point nommé pour remédier aux insuffisances du réseau d’assainissement liquide de la ville dues à la saturation, la dégradation et l’envasement des six collecteurs principaux, à l’arrêt de fonctionnement des stations de pompage, aux déversements directs des eaux usées dans l’Oued Sebou ainsi qu’aux rejets à ciel ouvert dans les quartiers périphériques dépourvus d’un réseau de collecte. Du fait de son état de vétusté avancé et des multiples risques sanitaires et d’hygiène qu’il présente, ce réseau se trouve incapable d’accompagner la dynamique urbaine tous azimuts qu’a connue la province au cours des dernières années, d’où la nécessité impérieuse de procéder à la création de stations de traitement et d’épuration des eaux usées et de réhabiliter le réseau d’assainissement liquide. La reconsidération du système d’évacuation des eaux pluviales s’avère également de grande urgence pour protéger les habitants contre les inondations récurrentes pendant les périodes de fortes précipitations. C’est, à juste titre, l’objectif de la première phase de la troisième tranche qui permettra d’éviter les débordements pendant les saisons pluviales, à travers notamment le délestage du collecteur du bassin F qui s’étend sur une superficie totale de 1 500 ha à l’ouest de la ville. L’environnement ne sera pas en reste, puisque la quatrième tranche de ce programme, qui sera lancée en 2013, permettra, pour un coût de 705 MDH, de dépolluer l’Oued Sebou en éliminant les déversements d’eaux non traitées qui contaminent l’eau de surface et la nappe d’eau souterraine, de même qu’elle contribuera à la préservation de l’écosystème marin et à l’amélioration de la qualité des eaux de baignade dans la capitale du Gharb, connue pour ses plages très prisées par les estivants, dont la plage de Mehdia et celle des Nations. De quoi booster l’activité touristique, qui pâtissait grandement de la pollution et des désagréments visuels, olfactifs et des nuisances environnementales qui en découlent. Ce programme, aux multiples bienfaits économiques et environnementaux, s’insère dans le cadre du programme national d’assainissement liquide et d’épuration des eaux usées qui se fixe pour objectifs d’atteindre un taux de raccordement national de 75% à l’horizon 2016, qui devra passer à 80% en 2020 et à 100% en 2030, ainsi que de réduire la pollution causée par les eaux usées domestiques respectivement de 40% et de 80% en 2016 et 2020. Depuis son lancement, ce programme, qui ambitionne aussi d’augmenter de 50% le niveau de traitement et de réutilisation des eaux usées d’ici à 2020, a permis le traitement de 24% de ces eaux par 62 stations de traitement réparties sur tout le Royaume, un chiffre qui devra atteindre 38% après le lancement de 43 stations en cours de réalisation. Ces réalisations viennent concrétiser la politique hydraulique nationale qui promeut une gestion efficace, durable et écologique des ressources disponibles. Couplé à d’autres projets visant la requalification urbaine de la province de Kénitra, le programme d’assainissement liquide favorisera sans nul doute l’essor économique et le rayonnement urbain de la ville à l’échelle régionale et nationale, en renforçant ses potentiels touristique, économique et environnemental dans le cadre d’une politique locale équilibrée où la modernité et la croissance économique vont de pair avec le développement durable et le bien-être social. Publié le : 20 Septembre 2012 - MAP
La ville de Kénitra, chef-lieu de la région du Gharb Chrarda Beni Hssen, a vu ses infrastructures de base se consolider grâce aux projets structurants lancés, jeudi, par S.M. le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, et destinés à l’amélioration du cadre de vie de la population locale et à l’accompagnement du développement démographique et urbain de la province.Le Souverain a ainsi procédé au lancement de la première tranche du projet d’aménagement des voies structurantes de la ville et de la première phase de la troisième tranche du programme de dépollution et de collecte des eaux usées des villes de Kénitra et de Mehdia. Protection de l’environnement, développement socio-économique durable et cohérent, amélioration des conditions d’hygiène domestique des habitants, promotion de la sécurité routière et renforcement de l’attractivité de la ville de Kénitra sont les principaux objectifs de ces projets lancés par S.M. le Roi. Le projet d’aménagement des voies structurantes de la ville de Kénitra (première tranche) consiste en l’élargissement et le revêtement des voies et l’aménagement des giratoires et des parkings. Il concerne les boulevards de Mohamed Diouri, Antara, Roosevelt et Mohamed Moujahid, l’avenue D et les rues de Haddada (vers la route de Mehdia) et la rue n°1. Ce projet fait partie intégrante du programme de mise à niveau urbaine de la ville de Kénitra (2010-2012) qui mobilise des investissements de l’ordre de 164,9 millions de DH et porte sur l’aménagement des voies d’accès et des différentes artères de la ville, la rénovation du réseau d’éclairage public, le pavage des rues, la création d’espaces verts et de places publiques et la construction d’une salle couverte, de centres socio-sportifs de proximité et d’une bibliothèque multimédia. Les projets prévus au titre de ce programme connaissent un taux de réalisation très avancé. Le second projet lancé par S.M. le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, est celui relatif à la réalisation de la première phase de la troisième tranche du programme de dépollution et de collecte des eaux usées des villes de Kénitra et de Mehdia. Ce programme, dont la première et la deuxième tranche ont été réalisées durant la période 2004-2011, mobilise des investissements de l’ordre de 1,3 milliard de DH. La troisième tranche dudit programme porte sur le délestage du collecteur principal du bassin versant F (ouest de Kénitra) qui draine les lotissements récemment construits (Seyad, Azharoun, le vallon, Ouled Oujih, Maghreb El Arabi D, Bir Rami...) et le renforcement des collecteurs secondaires. Les travaux de la quatrième tranche du programme d’assainissement liquide des villes de Kénitra et de Mehdia seront, quant à eux, lancés en 2013. L’objet de cette quatrième et dernière tranche concerne le volet de dépollution de la partie aval de l’Oued Sebou par la suppression des rejets directs des eaux usées des villes de Kénitra, Mehdia et de la Commune rurale de Sidi Taîbi dans l’Oued. Cette quatrième tranche du programme d’assainissement consiste en l’interception de tous les points de déversements directs des eaux usées dans le Sebou et leur acheminement vers une future station d’épuration via un ouvrage souterrain et trois stations de relevage. La station d’épuration sera de type boues activées avec une capacité de traitement de 57 000 m3/j devant bénéficier à plus de 420 000 habitants à l’horizon 2020 et 66 000 m3/j en 2030. Les projets de mise à niveau urbaine et d’assainissement liquide, lancés par S.M. le Roi, permettront d’ériger la capitale du Gharb en un pôle majeur de développement économique et social, susceptible d’avoir un effet d’entrainement sur d’autres collectivités de la région. Publié le : 20 Septembre 2012 - MAP