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Kénitra aura sa faculté de médecine

3/31/2015

L’Université Ibn Tofail voit grand. Après ses facultés de sciences, de lettres et sciences humaines, de sciences juridiques, économiques et sociales, son ENCG et son École nationale des sciences appliquées, elle veut se doter de sa propre faculté de médecine.
Le projet est déjà sur les rails, même si le ministère de l’Enseignement supérieur ne communique pas à ce sujet. Néanmoins, il a donné son accord pour l’acquisition d’un terrain de 36 hectares situé en face de l’université pour y implanter la nouvelle faculté de médecine.
L’hôpital régional El Idrissi de Kénitra sera par ailleurs transformé en CHU. En outre, ce terrain accueillera l’École normale supérieure (ENS) et l’Ecole des sciences de technologie (EST).
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Sidi Kacem Grande réussite de la campagne pour la cataracte

4/08/2012

Grâce aux efforts consentis par la délégation provinciale de la Santé de Sidi Kacem, la situation sanitaire actuelle a connu une amélioration notable, notamment à la suite de l’implantation d’un hôpital mobile constitué de quatre unités, chacune étant dédiée à une spécialité, au profit de la population rurale.

À signaler que durant l’année 2011, la délégation provinciale de la Santé (DMS) de Sidi Kacem a organisé 15 caravanes médicales avec des passages réguliers répondant au contexte épidémiologique des zones rurales, par l’implication des prestataires de soins spécialisés et en offrant un paquet de soins de 11 467 prestations.
Dans le cadre du plan d’action de l’année 2012, la cataracte a été identifiée en tant que problème prioritaire en raison de l’importance de la liste d’attente des cas dépistés lors des caravanes multidisciplinaires de l’année 2011, ou dans le cadre de l’hôpital, à cause de l’insuffisance des ressources humaines. C’est ainsi que le 30, 31 mars et 1er avril, la DMS, en partenariat avec le ministère de la Santé et en collaboration avec le Centre hospitalier provincial, a pu réaliser par une équipe composée du délégué provincial du ministère de la Santé, Tarik Laaroussi, 2 ophtalmologues, 16 infirmiers, le directeur, l’administrateur économe, le chef du pôle des soins infirmiers, le responsable du service de la Pharmacie hospitalière, les responsables du Service matériel, 13 agents du Croissant-Rouge marocain et l’équipe du SIAAP (Service des actions ambulatoires provincial ou préfectoral) avec son médecin de la Cellule provinciale de l’épidémiologie, le major du SIAAP et l’animatrice du Programme de la santé en milieu rural, Mlle Hajar.
L’opération a débuté le 30 mars 2012 par le triage d’une liste de 120 malades, au niveau de la délégation de Sidi Kacem par l’unité d’ophtalmologie mobile, qui a abouti à l’hospitalisation de 62 patients qui ont bénéficié d’un examen complet (glycémie, TA, etc.), puis il a été procédé à leur enregistrement au niveau du bureau d’accueil et d’admission (SAA) de l’hôpital et leur hospitalisation. Les opérations chirurgicales ont commencé le 31 mars et se sont poursuivies jusqu’au 1er avril et donné la lumière à 62 personnes. Le contrôle est assuré par les ophtalmologues grâce à deux visites du service par jour et des médicaments sont fournis aux patients à leur sortie. Le contrôle post-opératoire a été organisé le 2 avril au niveau du Service d’ophtalmologie.

Plan d’action ministériel

Lors de cette opération de la cataracte, Dr Tarik Laaroussi, délégué provincial de la Santé à Sidi Kacem, nous a déclaré que cette campagne médicale de la cataracte a permis de dépister et de prendre en charge convenablement et avec les dernières techniques d’ophtalmologie (phaco) les patients qui ont été hospitalisés et opérés gratuitement.
Ces derniers ont bénéficié également d’une dotation en médicaments nécessaires gratuitement, y compris leur restauration. L’objectif de cette opération rentre dans le cadre d’un plan d’action ministériel qui vise à éliminer les principales causes de la cécité réversible.
Cette opération s’inscrit également dans le cadre des efforts louables consentis pour venir en aide à la population défavorisée en lui prodiguant des soins de qualité.
De son côté, le Dr El Mehdi Hassani, directeur du Centre hospitalier provincial de Sidi Kacem, nous a affirmé que l’opération de la cataracte s’est déroulée dans un climat de bonne organisation et cette grâce aux efforts des différents acteurs aussi bien médicaux, administratifs, que paramédicaux et que cette opération faisait partie d’un plan d’action provincial qui prévoit une autre compagne en fin d’année. Il a, en outre, remercié tous les intervenants qui ont contribué de près ou de loin au succès de cette caravane et en particulier les chirurgiens ophtalmologues, sans oublier bien sûr le journal «Le Matin». À noter, par ailleurs, que cette compagne a suscité à des échos très favorables au sein de la population de la province de Sidi Kacem.
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Hajja Batoule Larach, sage-femme à Kénitra

3/07/2012

C'est avec beaucoup de fierté que Hajja Batoule Larach, l'une des premières sages-femmes marocaines diplômées de la ville de Kénitra, raconte, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, comment, juste après l'indépendance du Maroc, elle a pu forcer le respect de ses collègues européennes qui exerçaient avec elle à l'hôpital Idrissi de la ville.
Hajja Batoule, malgré ses 70 ans dépassés, retrouve sa verve en replongeant dans ses souvenirs pour raconter ses premiers pas, en septembre 1958, à l'hôpital Idrissi, où elle était la seule sage-femme marocaine et la plus jeune parmi ses collègues européennes.

Au début, j'ai dû faire face à plusieurs difficultés, se souvient-elle.

Le médecin chirurgien de l'hôpital faisait peu confiance à ses capacités professionnelles, lui demandant de le contacter à tout moment en cas de nécessité. Toutefois, ajoute-t-elle, l'expérience et sa confiance en elle-même et en ses capacités lui ont permis de dépasser tous les obstacles et d'imposer le respect autour d'elle. Son exemple, dit-elle, a encouragé plusieurs autres jeunes filles marocaines à l'époque à intégrer les métiers de la santé en tant que sages-femmes ou infirmières.

Après l'indépendance, malgré le peu de moyens et d'équipements à l'hôpital, j'ai pu mener ma mission sans faute, raconte Hajja Batoule qui érige la patience en gage de succès dans son métier.

L'ennemi numéro un pour une sage-femme, dit-elle, c'est l'hésitation et l'affolement: dans les moments critiques, elle risque de transmettre son angoisse et sa peur à la parturiente, ce qui ne fera qu'empirer la situation.

Son amour pour son métier et la solidarité et la compassion de ses collègues, indique-t-elle, lui ont procuré assez d'énergie pour se surpasser parfois et prêter main forte aux autres services de l'hôpital. Tout simplement, dit-elle, nous travaillions dans une atmosphère familiale et une solidarité totale.

Après 44 ans d'abnégation, Hajja Batoule, qui a eu droit à la retraite en 2001, se dit pleinement satisfaite d'avoir servi noblement les autres. Sa plus grande fierté, ajoute-t-elle, est d'avoir été une seconde mère pour plusieurs habitants de la ville de Kénitra.

MAP
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Région du Gharb: Journée de sensibilisation des élues à la lutte contre le Sida

12/26/2010

Dimanche, 26 Décembre 2010
L'Organisation panafricaine de lutte contre le Sida (OPALS) a organisé, samedi au centre du Croissant rouge marocain à Mehdia (province de Kénitra), une journée de sensibilisation des femmes élues de la région du Gharb-Chrarda-Beni-Hssen sur le rôle qu'elles pourraient jouer dans la lutte contre cette maladie.


Cette rencontre a été initiée par la section locale de l'OPALS dans la perspective de réunir, le 26 mars prochain, un forum national des femmes élues et parlementaires pour la promotion de la santé sexuelle et reproductive et la lutte contre le Sida.
Les organisateurs souhaitaient recueillir des propositions et recommandationssusceptibles d'enrichir un document de travail qui sera présenté à ce forum. Dans sa présentation de la situation de la santé sexuelle et reproductive etla prévalence du Sida au Maroc, M. Azzouz Ettoussi de l'OPALS a souligné l'importance de l'implication des conseils élus aux côtés des autres partenaires dans la lutte contre le sida.
Bien que le Maroc connaît une faible prévalence du VIH/Sida, a-t-il dit, le nombre des personnes touchées par cette maladie est en progression continue. Au 30 septembre 2010, le nombre de cas cumulés a atteint, selon les chiffres officiels, 3621, a-t-il précisé.
M. Ettoussi a soulevé le problème de la féminisation progressive du Sida. De 17 pc dans les années 80, les femmes représentent aujourd'hui plus de 40 pc des personnes atteintes de Sida, a-t-il dit. Elles sont les plus exposées au virus pour des raisons biologiques et souffrent le plus de la réaction de la société.

M. Ettoussi a appelé à une mobilisation plus étendue pour mettre en place une stratégie de lutte contre le Sida. Toutefois, a-t-il insisté, celle-ci ne pourrait être efficace sans un engagement des partis politiques et des
collectivités locales qui devraient inclure dans leurs programmes une approche intégrée de lutte contre ce fléau. De son côté, le président de la section l'OPALS à Kénitra, M. Mohamed Haimed, a indiqué que sa section a, depuis sa création en 2005, procédé à des campagnes de sensibilisation dans des établissements scolaires et de formation et des usines ainsi qu'auprès des enfants de la rue.
L'OPALS, a-t-il rappelé, dispose à Kénitra d'un centre de prévention et de traitement avec en permanence un médecin et une infermière, en plus d'une unité mobile de proximité. Le centre offre aussi des services de dépistage et de distribution de médicaments et de moyens de prévention.
En 2010, le centre a effectué 482 dépistages, a indiqué M Haimed. Concernant les cas atteints de Sida, le centre indique avoir enregistré 8 cas à Kénitra (5 femmes et 3 hommes âgés entre 21 et 48 ans).
Les élues locales, les représentants de l'OPALS, de la société civile et de la délégation régionale de la Culture ont convenu, à l'issue de cette rencontre, de tenir prochainement une réunion pour signer une convention portant sur le renforcement de la lutte contre le Sida.
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La nutrition comme facteur de risque et de guérison

12/14/2010

 14.12.2010
L'obésité et le tabagisme arrivent en tête des facteurs de risque. Adopter un mode alimentaire sain et équilibré est incontournable pour prévenir et guérir le cancer.
«Cancer et nutrition », tel était le thème d'une journée scientifique organisée samedi 11 décembre à Rabat à l'initiative de la Société marocaine de Nutrition. D'éminents experts et chercheurs nationaux et étrangers ont participé aux travaux de cette journée organisée sous l'égide du ministère de la Santé. « L'organisation de cette journée vise à mieux cerner la problématique du cancer et de la nutrition afin d'offrir une meilleure qualité de vie pour les personnes atteintes de cancers », indiquent les organisateurs dans un communiqué de presse. Les conférences données s'intéressaient à la nutrition comme étant à la fois un facteur de développement et de traitement du cancer.

L'alimentation, le poids corporel et l'éducation nutritionnelle, peuvent être, selon l'usage dont on fait, des facteurs de risque, de prévention ou de guérison. A cet égard, les statistiques fournies par Rachid El Bakkali, directeur général de l'Association Lalla Salma de lutte contre le cancer, prêtent à l'inquiétude. L'on constate ainsi une forte prévalence du tabagisme parmi la population (30%), et une prévalence de l'obésité de 14%. Concernant le mode alimentaire, M. El Bakkali relève que 40% des Marocains ne consomment pas suffisamment de légumes et que 64% s'exposent au soleil entre 11H et 14H sans protection. «Nos priorités pour l'instant sont de lutter contre le tabagisme surtout en milieu scolaire et de promouvoir l'adoption d'un mode de vie sain en favorisant une alimentation saine et équilibrée, en réduisant le surpoids et l'obésité et en promouvant l'activité physique », fait-il savoir. S'il y a une maladie qui impacte négativement l'alimentation, c'est bel et bien le cancer.

« La dénutrition est souvent associée au cancer. Elle est plus fréquemment observée que dans d'autres pathologies. 21% des patients suivis pour cancer présentent un amaigrissement supérieur à 10% du poids habituel », constate Hassan Aguenaou, professeur à l'Université Ibn Tofail de Kénitra.

A noter cependant que la fréquence de cette dénutrition varie selon les types de cancer. « Ainsi pour les patients traités pour un cancer du sein, la dénutrition est moins fréquemment observée (19,3%), qu'au cours des néoplasies du tube digestif proximal (49,5%) ou bien des cancers de la tête et du cou (45,6%) », poursuit M. Aguenaou. Plusieurs facteurs sont à l'origine de la dénutrition observée chez les malades. Entre autres, l'anorexie centrale, la satiété précoce, les troubles du goût et de l'odorat, les effets mécaniques de la tumeur, les effets secondaires des traitements anticancéreux, la malabsorption et les syndromes dépressifs ou douloureux associés.

Tous ces éléments vont être responsables d'anomalies métaboliques et de modification des dépenses énergétiques. D'où la nécessité de la prise en charge nutritionnelle des patients. Une prise en charge qui ne doit pas selon le professeur Aguenaou être réduite à un simple exercice de compensation des pertes caloriques et protéiques.

Ce qui serait important d'après lui, c'est d'élargir le concept de la détection de la dénutrition à celui de la détection du risque nutritionnel. Cette dernière inclut le fait que le statut nutritionnel peut être normal et la situation nécessitera néanmoins, une prise en charge nutritionnelle spécifique.


Plan national de prévention et de lutte contre le cancer
Tel que présenté par Rachid El Bakkali, directeur général de l'Association Lalla Salma de lutte contre le cancer, le plan national de prévention et de lutte contre le cancer 2010-2019 est basé sur 78 mesures précises déclinées en actions cibles dans les domaines de la prévention, de la détection précoce et de la prise en charge. Parmi les mesures-phares de ce plan, la lutte contre le tabagisme considérée comme « la priorité des priorités ».

Jusqu'à présent, 900 collèges et lycées et plus d'un million d'étudiants ont été ciblés. Pour assurer la surveillance du cancer, une structure spécialisée sera créée et aura pour mission de suivre les facteurs de risque et de rendre des rapports tous les 5 ans.

De nouveaux centres d'oncologie seront également construits pour un coût de 800 millions de dirhams. Par ailleurs, le plan prévoit des actions pour l'accompagnement psychosocial des malades ayant perdu leur travail et faire valoir leurs droits.

Repères Etat des lieux

30.000 nouveaux cas de cancer sont recensés annuellement au Maroc, dont 1.200 enfants
Le cancer serait responsable de 7,2% des décès au Maroc
40% des cancers des cas de cancer peuvent être évités
70 à 80% des patients sont arrivés à un stade avancé de la maladie
1 malade sur 2 a accès aux soins spécialisés
50% des malades sont perdus de vue sur un an, et 74% sur 2 ans.



Par Meriem Rkiouak | LE MATIN
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