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PJD : Chaâbi jette l'éponge

7/02/2009


Le député du PJD de Kénitra, Mohamed Chaâbi, qui n’est autre que le fils de Miloud Chaâbi, a décidé de quitter le parti de Saâd Eddine El Othmani. En fait, Mohamed Chaâbi aurait été importuné par Abdelaziz Rebbah, secrétaire général de la Jeunesse du PJD. Ce dernier a même été choisi par les militants du parti à Kénitra pour qu’il préside la liste PJD lors des prochaines législatives.
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Affaires : Les trois hôtels de la chaîne hôtelière Farah sont à vendre

4/01/2009

Qui va remporter l’appel d’offres international pour la vente des trois hôtels qui appartiennent à la chaîne Farah Al Maghrib ? Anciennement connus sous l’enseigne de Safir, ces trois hôtels sont proposés à la vente selon un communiqué de presse rendu public la semaine dernière.

Dans un communiqué de presse passé inaperçu, publié dans le quotidien londonien, “Achark Al Awsat”, dans son édition du lundi 25 mars, la société Farah Al Maghrib pour la promotion et le tourisme, annonce son intention de vendre les trois hôtels (Farah Casablanca, Farah Tétouan et Farah Kénitra) qu’elle détient et gère désormais depuis la dissolution, il y a quelques mois, de la société Safir SA. Le communiqué en question précise toutes les conditions de l’opération de vente, parmi lesquelles la soumission des offres au plus tard le 6 mai 2002. Contactés par nos soins pour avoir des précisions sur les motifs de vente, les dirigeants de la société “Farah Al Maghrib” n’ont pas donné suite à nos sollicitations. Seul Mohamed Achetouane, directeur général de l’hôtel Farah Casablanca, ex-Safir, avait accepté de nous recevoir sur recommandation bien évidemment de ses supérieurs, à savoir la société gestionnaire. Selon lui, “les motifs de vente des trois hôtels sont à rechercher au niveau des relations pas tout à fait bonnes qui existent entre les actionnaires de la société”. Détenue par trois groupes d’actionnaires, des Libyens, des Koweïtiens et des Egyptiens (ceux-ci sont minoritaires), la société Farah Al Maghrib, selon le patron de l’hôtel Farah Casablanca, a souvent été gérée par plusieurs maîtres qui n’arrivaient pas à trouver un consensus favorable au développement de la société qui gère les trois hôtels mis en vente. D’où la situation financière pratiquement intenable dans laquelle se trouvent aujourd’hui les deux hôtels, Farah Tétouan et Farah Kénitra. Ces deux unités sont au bord du gouffre puisque les charges dépassent largement et de loin les recettes qui s’amenuisaient depuis quelque temps sous l’effet d’un manque patent de maintenance et d’entretien. En guise de sanction, ces deux hôtels ont vu leur classement se dégrader d’une étoile pour rétrograder de 4 à 3 étoiles. Contrairement à ces deux unités-là, l’hôtel Farah Casablanca, comme l’explique son directeur général, a réussi à échapper à la crise qu’il avait pourtant subie, il y a quelques années. En 1999, l’ex-Safir souffrait d’une situation financière déficitaire et risquait sous l’effet d’une baisse importante d’activité, de jeter l’éponge. Mais, le plan de rénovation, mis en place et appliqué par la direction générale, a permis à l’hôtel de retrouver son équilibre financier. L’année 2000, l’hôtel passe du rouge au vert. Idem pour l’année 2001 même si les résultats définitifs ne sont pas encore officiellement connus. Pour financer ce plan de rénovation dont le changement de l’identité visuelle a été l’élément saillant, la direction générale affirme avoir eu recours à l’autofinancement. “Les actionnaires, en l’occurrence les Libyens et les Koweitiens, n’ont pas participé financièrement à ce plan”, explique Mohamed Achetouane qui se montre rassurant quant à cette opération de vente des trois hôtels étant donné qu’elle va permettre, selon lui, de retrouver un seul actionnaire de référence capable d’insuffler un nouvel élan à la chaîne. Qui va donc remporter l’appel d’offres lancé ? On n’en sait rien. Mais les pronostics du dirigeant de Farah Casablanca indiquent que la bataille va se jouer entre les Libyens et les Koweitiens, déjà présents dans le tour de table de la société Farah Al Maghrib. L’un des deux groupes d’actionnaires va se retrouver majoritaire. Mais, il n’empêche qu’un nouvel actionnaire, outre les anciens, pourrait faire son entrée dans le capital de la société si ce dernier présente une offre financière alléchante aux vendeurs.
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DRAME DE KÉNITRA : Un effondrement en cache un autre !

1/28/2008

Dix-huit personnes ont été tuées et 26 autres blessées dans l’effondrement d’un centre commercial en construction dans la ville de Kénitra.
On n’a pas encore enterré les victimes qu’une autre personne meurt après l’écroulement d’une dalle en béton à Rabat.
Dix-huit personnes ont péri dans l’effondrement d’un centre commercial en construction, situé dans un complexe résidentiel et commercial, s’étendant sur une superficie de 4 hectares, au quartier Oulad Oujih à Kénitra. 26 autres personnes ont été grièvement blessées, dont certaines ont été transportées d’urgence vers le CHU de Rabat.
Dés les premières heures qui ont suivi le drame, plusieurs équipes de secours ont été dépêchées sur les lieux, entre autres, les éléments de la protection civile basée à Salé, des unités du génie militaire de Kénitra. Tous ces corps constitués ont été mobilisés pour venir à bout d’un amas de béton, qui a englouti avec lui plus d’une quarantaine d’ouvriers, qui étaient en train de déjeuner au sous-sol de l’immeuble. Selon des témoins sur place, seuls les ouvriers qui sont partis déjeuner à l’extérieur ont eu la vie sauve. Les sauveteurs entendaient des voix crier au-dessous des amas de béton. Certains ont été déchiquetés. Le constat est douloureux. Aussitôt informé, le Roi Mohammed VI a adressé des messages de condoléances aux familles des victimes, et a décidé de prendre en charge les frais d’hospitalisation des blessés ainsi que le transport des dépouilles des victimes à leur lieu de résidence dans les différentes villes du royaume. Certaines victimes étaient venues de très loin pour travailler au chantier, comme Ahmed Farid d’Errachidia et Brahim Ait Daoud de Ouarzazate.
L’immeuble effondré faisait partie d’un projet commercial et résidentiel de 330 appartements. Il appartient à la chaîne Al Manal qui se trouve à Rabat et Salé. Selon les habitants de la région, le projet en construction est édifié sur un exutoire des eaux de ruisseaux. Dès que la pluie tombe, la cuvette est submergée par les eaux, comme cela fût le cas lors des dernières pluies.
Face à la cherté du bâtiment à Rabat, Kénitra était devenue une proie facile pour la mafia du bâtiment. La demande est devenue forte ces dernières années.

Une commission d’enquête mixte
Plusieurs fonctionnaires de Rabat ont commencé à s’installer à Kénitra qui se trouve à 20 minutes de Rabat. Le terrain où s’est déroulé le drame a été concédé par le groupe Al Omrane pour le compte du propriétaire d’Al Manal. Ce dernier avait eu auparavant, des démêlés avec la justice lors de la fameuse opération d’assainissement. Abdelaziz Senhaji qui se trouve actuelement dans une clinique à Agdal, a débuté sa carrière comme négociant en tissu haut de gamme à la médina de Rabat dans les années soixante-dix avant de se lancer dans le bâtiment dans les années 90. Dès l’annonce du drame, l’homme a eu un malaise cardiaque. Son fils a été interpellé par la police dans le cadre de l’enquête sur les circonstances exactes de l’affaire. Six personnes ont été interdites de quitter le territoire pour les besoins de l’enquête. La police a entendu l’architecte, le responsable du bureau d’étude, le chef de chantier et deux de ses collaborateurs.
Mercredi 16 janvier, le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa, s’est déplacé sur les lieux de l’accident avant de se rendre à l’hôpital
Al-Idrissi. Le ministre a affirmé que les mesures nécessaires seront prises et que la fermeté requise serait de mise afin d’éviter de tels drames. Chakib Benmoussa a insisté sur la nécessité de déterminer la responsabilité de tout un chacun. Interpellé au Parlement la semaine dernière, le ministre de l’Habitat, Taoufiq Hjira, a appelé les élus à déployer des efforts supplémentaires pour renforcer l’arsenal juridique en matière de construction pour renforcer les mesures répressives et les mécanismes de contrôle. Pourtant, les mécanismes de contrôle existent déjà. Mais là ou le bât blesse, c’est au niveau de la corruption, comme l’affirme le président de l’Instance Nationale de préservation des biens Publics au Maroc, Mohamed Tarek Sbai. Ce dernier a même qualifié le phénomène de la corruption qui sévit dans le domaine du bâtiment, de terrorisme.
Une commission technique mixte a entamé, dès vendredi 18 janvier dernier au matin, une enquête sur les lieux du site de l’immeuble qui s’est effondré à Oulad Wajih. L’enquête concerne les aspects technique, administratif et procédural, pour déterminer les circonstances de l’accident.
La commission mixte est constituée de représentants des ministères de l’Intérieur, de l’Equipement et du Laboratoire public d’essais et d’études (LPEE), ainsi que des services extérieurs de la Wilaya de Kénitra concernés par la question de l’habitat, comme l’Agence urbaine, les départements de l’urbanisation et le service technique.
La police judiciaire de Kénitra a auditionné, dès le jeudi 17 janvier, six personnes liées au projet de construction de l’immeuble en question, dont le promoteur du projet, l’architecte et le chef de chantier.
Des poursuites judiciaires seront engagées contre les personnes impliquées, sur la base des résultats que la commission mixte va annoncer.
La police judiciaire a également entendu des témoignages de familles et proches des victimes et de blessés dans l’accident.
Selon une source officielle, le chantier avait été contrôlé 3 fois en 6 mois. Aucune hypothèse sur l’origine de l’incident n’est avancée par les autorités jusqu’à présent. On attend toujours les résultats des analyses du LPEE qui a dépêché sur place des ingénieurs et de techniciens, munis de matériels sophistiqués. Sitôt que les secours ont évacué les lieux, l’équipe a procédé au prélèvement d’échantillons du béton utilisé dans les dalles et les piliers et de la terre au niveau des fondations.
«Ce pourrait être un problème avec le sol, les matériaux ou les méthodes de travail», ajoute la même source.
Selon un expert en bâtiments, il est fort possible que le décoffrage ait été fait trop rapidement pour gagner du temps. Le béton était toujours frais lorsque le drame est survenu, affirme un témoin. L’effondrement a été provoqué après que les ouvriers avaient coulé la troisième dalle. Le bâtiment de trois étages s’est écroulé comme un château de cartes en quelques minutes.
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Corruption et malversation

Le 4 janvier dernier, le Secrétaire général de la Commune urbaine de Kénitra, a été interpellé par la police judiciaire sur ordre du parquet. Celui-ci avait été pris en flagrant délit de corruption de 100. 000 DH soutirés à un particulier qui avait soumissionné à un appel d’offres pour l’exploitation d’un café au nouveau marché de gros. Le Secrétaire général de la commune lui refusait l’autorisation depuis 2001, date à laquelle le café a été adjugé aux enchères. Finalement, le fonctionnaire véreux a été condamné jeudi 17 janvier à un an de prison et 10.000 Dh d’amende. En effet, certains fonctionnaires corrompus dans les services en charge des permis de construire laissent faire, en contrepartie de pots-de-vin. Le drame de Kénitra n’est que la partie visible de l’iceberg. Vendredi 19 janvier dernier, 24 heures après le drame de Kénitra, une personne a été tuée et une autre grièvement blessée au quartier de l’Agdal à Rabat, après l’effondrement du plafond de la cour d’un appartement situé au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitation de trois étages. Les deux victimes, des maçons, étaient en train d’enlever les étayements du plafond de la cour de l’appartement, sans permis de construire. Un ouvrier âgé de 27 ans a été tué sur le coup, le deuxième, a été transféré à l’hôpital Ibn Sina de Rabat. L’effondrement est survenu vers 9 heures du matin. Une enquête a été ouverte par la police scientifique pour déterminer les circonstances exactes de l’accident. Le propriétaire de l’appartement et le chef de chantier ont été interpellés par la PJ qui a ouvert une enquête. Selon le chef de service de l’urbanisme de la préfecture de Rabat, Khalid Ouyaya : «dans ce cas précisément, la façade de l’immeuble, ne présentait aucun signe extérieur de travaux. Le propriétaire de l’appartement avait profité de la nuit pour faire entrer les matériaux de construction. Ce genre de travaux se fait souvent le soir du vendredi, le week-end et les jours fériés». Selon une source au sein de la municipalité de Rabat, ils avaient déjà ordonné au propriétaire d’arrêter les travaux le 15 janvier dernier. Mais il avait continué en dehors des horaires de travail. Selon une source bien informée, un agent de la commune a été sanctionné après cette affaire. Même son de cloche au niveau de la mairie de la capitale : «les services de la commune ne peuvent pas savoir ce qui se passe à l’intérieur des appartements. Seul le syndic est habilité à intervenir normalement dans ce genre de travaux. Même au quartier de l’Agdal, on retrouve malheureusement la pratique des aménagements au noir. C’est le rôle des syndics qui doivent prendre leurs responsabilités en matière de contrôle des aménagements dans le cadre de la copropriété», explique Jalal Keddoudi, Maire adjoint de Rabat.
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INTERVIEW AVEC LE DR MUSTAPHA MCHICHE ALAMI* : «Appliquer des condamnations pour corruption, c’est le rêve de toute démocratie»

12/22/2007



La Gazette du Maroc : Y-a-t-il une définition claire de la corruption en matière de marchés publics ?
Mustapha Mchiche Alami : Il faut distinguer plusieurs niveaux en ce qui concerne les délits liés aux marchés publics. Une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public qui tente de procurer à autrui un avantage injustifié qui casse l’égalité des candidats dans les marchés publics et les délégations de
services publics, c’est du favoritisme. Ce même responsable investi d’un mandat électif public qui reçoit d’un particulier des offres, des dons ou des avantages quelconques pour accomplir ou s’abstenir d’accomplir un acte découlant de sa fonction ou de son mandat, c’est de la corruption. C’est ce qui explique en partie que les marchés publics débouchent souvent sur des routes défoncées, des écoles qui tombent en ruine dès leur démarrage et des lotissements qui ne font pas long feu.

L’année dernière, Bouzoubâa avait présenté à la Chambre des représentants, le projet de loi 54?06 instituant une déclaration obligatoire de patrimoine de certaines catégories de fonctionnaires ou agents publics qui avait provoqué la colère des parlementaires. Pourtant n’est-ce pas là un texte qui vise à combattre la corruption ?
-Nous avons été les premiers à applaudir cette initiative même si on avait considéré à l’époque que le texte était incomplet. Plus encore, dans une question orale à la Commission de la justice, de la législation et des droits de l’Homme en février 2007, j’étais même allé plus loin demandant à ce que la déclaration du patrimoine soit élargie à d’autres catégories d’hommes publics qui ont une autorité quelconque. Comme je n’ai pas omis de rappeler que le texte en question qui a pour objet de déterminer les personnes assujetties à une déclaration de patrimoine, tels les présidents des conseils régionaux et communaux ainsi que leurs membres fondés de pouvoirs et délégataires de signature, les présidents des conseils préfectoraux et provinciaux et les fonctionnaires ayant le pouvoir de nomination, est en deçà du texte voté en 1992.

Au cours de votre législature, avez-vous eu à dénoncer des cas concrets de malversations, corruptions ou autres trafics d’influence ?
En 2006, notre groupe a plusieurs fois demandé des éclaircissements au ministre de l’Intérieur concernant le pillage du sable des communes de Mehdia, Moulay Bousselham et Lmanssra, pour ne citer que celles-ci. Nous avons à l’époque enquêté par nos propres moyens sur l’ampleur du phénomène. Les résultats étaient consternants. Près de 600 camions traversent Kénitra chaque jour, remplis de sable pour aller on ne sait où. Nous avons calculé le manque à gagner pour les communes citées qui s’élève de 50 à 60 milliards de centimes par an. Tout le monde sait que le pillage systématique de nos plages ne peut se faire sans des complicités à plusieurs niveaux. Des complicités qui s’achètent au prix fort. Voilà un dossier où la corruption fait le plus de mal. Les communes perdent non seulement des ressources financières mais de plus, c’est tout un écosystème qui est menacé. Dans sa réponse à notre requête, le ministre de l’intérieur s’est contenté de rappeler que des mesures ont été prises pour combattre le pillage du sable sans préciser lesquelles.

Quelles mesures préconisez-vous pour combattre la corruption ou du moins en limiter les effets ?
Ecoutez, on peut commencer par des mesures très simples. Il faut savoir qu’à la base du système de corruption, il y a une opacité voulue. Je vous donne un autre exemple concret : À plusieurs reprises, j’ai été appelé à intervenir en tant que député de la région Gharb Chrarda pour dénoncer, soit une mauvaise gestion communale, soit une passation de marchés douteuse voire même des cas de corruption avérés.

Que fait alors le ministère de tutelle ?
Il envoie une commission, laquelle commission établit un rapport, lequel rapport donne lieu à une interpellation de l’élu qui, au pire risque un blâme écrit. Le problème dans tout cela, c’est que les résultats du rapport restent confidentiels alors que la loi sur les collectivités locales stipule que ces conclusions soient publiées sur le journal des collectivités locales. Ne pas publier ces irrégularités équivaut à les encourager. Il y a donc à la base un simple problème de circulation de l’information.

Pourquoi peine-t-on à mettre en place des mesures anticorruption qui soient efficaces ?
Tout d’abord il faut qu’il y ait une réelle volonté politique de lutter contre le phénomène. De plus, par expérience , on sait qu’il ne suffit pas de se doter de textes de loi novateurs pour mettre un terme à la corruption, ni même la freiner. On est aujourd‘hui conscient qu’il faut absolument engager d’autres actions coordonnées si l’on veut vraiment combattre ces pratiques. Il faut surtout adopter des systèmes efficaces de suivi et de vérification des comptes avec des structures et des hommes qui ont la volonté et les moyens de poursuivre les contrevenants, indépendamment de leur pouvoir sur l’échiquier politique ou financier.

Quel est le rôle de la justice dans cette lutte ?
La justice a un rôle central. Un appareil judiciaire qui ne soit pas corruptible et qui puisse prononcer des condamnations et les faire appliquer, c’est le rêve de toute démocratie. De même, il est important de former des juristes spécialisés dans la passation des marchés publics qui puissent comprendre les dessous de l’adjudication des marchés. Tout cela bien entendu ne peut se faire que si on donne à ces hommes choisis pour leur intégrité les moyens d’être à l’abri des pressions politiques. Il faut également rémunérer raisonnablement les fonctionnaires pour limiter le risque qu’ils cèdent à la tentation de fermer les yeux sur les pratiques de corruption. D’une manière générale la refonte complète de la fonction publique et du système de conduite des affaires publiques est à revoir.
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