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Musique : Rachid Toumi

6/03/2016

Vendredi 3 juin, Institut Français, salle de spectacles 

LE VOYAGE MUSICAL 

Rachid Toumi à la mandole et à la mandoline, accompagné de ses deux musiciens, Monssif à la cithare et Yassine El Mahi au tambourin. 1ere partie : Pièces instrumentales servant d’ouverture, composées dans le mode de la Nouba sur un rythme binaire ou quaternaire (2/4 - 4/4). 2e partie : Reprises de quelques classiques de la musique arabo-andalouse, avec des arangements subtils. Versé dès sa jeunesses dans le monde de la musique Sanaa d’Alger, dite Gharnati, Rachid Toumi a affiné ses cordes auprès de Sidi Ahmed Serri, alors professeur de la doyenne des associations, El Djazaïriya - El Mossiliya. Rachid Toumi connaît et maîtrise le patrimoine musical arabo-andalou, avec la rigueur et la passion héritées de ses maîtres. Se produisant aussi bien au Maroc qu’en France ou en Algérie, Rachid Toumi est une valeur sûre du patrimoine musical traditionnel maghrébin.
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Festival «Kinaîtra», un événement culturel hors du commun

6/02/2016

Plusieurs espaces de la capitale du Gharb ont abrité durant trois jours un événement culturel tout à fait original. L’Institut français de Kénitra a récemment organisé, en collaboration avec l’Association des amis de la bibliothèque régionale de Kénitra, la première édition du festival «Kinaîtra». 

Le choix de l’appellation n’est pas anodin. Conscients de l’impact positif du décollage tous azimuts d’une ville de plus en plus dynamique, les organisateurs ont judicieusement donné à cette manifestation, haute en couleur, un homonyme qui, en même temps, garde quasiment le nom original de la ville tout en mettant l’accent sur son avenir prometteur. Considérant que la culture est au centre de cette grande évolution, Muriel Augry-Merlino, directrice de l’Institut français de Kénitra, estime que ce festival hors du commun répond aux attentes d’une ville en pleine mutation où les jeunes ont leur place. Il réunit, ajoute-t-elle, différents créateurs appartenant à divers styles artistiques. «À la différence d’autres manifestations culturelles, le but est de créer une synergie entre les différentes sensibilités culturelles d’une ville dont le foisonnement des talents n’est plus à démontrer», conclut-elle en substance. En effet, le festival «Kinaîtra» s’est déroulé dans plusieurs espaces publics de la ville. Lors de la cérémonie d’ouverture, le public était au rendez-vous avec la poésie, à la bibliothèque régionale de Kénitra. Plusieurs poètes et poétesses ont, tour à tour, interprété leurs œuvres sous le regard attentif et subjugué des amoureux de la magie du verbe. Autre espace, autres activités culturelles, la salle de spectacle de l’Institut français a été le théâtre à la fois d’une soirée musicale «Rythmes en inspiration» animée par de jeunes talents de Kénitra, d’une soirée Slam de Da Legend et d’un spectacle d’improvisation. Un autre spectacle, celui de l’art de la «Halqa», a été organisé au jardin public, à proximité du siège de la province de Kénitra. Il a été animé par le comédien Mohamed Ziat. Selon Mohamed Badri, président de l’Association des amis de la Bibliothèque régionale de Kénitra, l’objectif de cette manifestation est de participer à la préservation de ce patrimoine culturel qui a résisté, contre vents et marées, à l’invention de l’imprimerie, du cinéma et de la télévision et qui plus est, à l’heure d’Internet et des médias sociaux, se confronte à de nouveaux défis. L’exposition picturale organisée sur la rive gauche de Oued Sebou, parrainée par l’artiste-peintre Mohammed El Boukili, a été l’un des temps forts du festival «Kinaîtra». Sous un soleil radieux, plusieurs artistes confirmés et amateurs, femmes et hommes, ont réalisé in situ des œuvres qui ont exercé une fascination sur les visiteurs. Compte tenu de la nature du lieu, la ville de Kénitra avait pris, ce jour-là, la parure d’une grande capitale de la culture.
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El Houssein El Ouardi: "Le secteur de la santé a besoin de grandes réformes pour récupérer la confiance des citoyens"

8/09/2012

Le secteur de la santé publique au Maroc, en état de dégradation avancée, a besoin de grandes réformes sur le long terme s'il veut récupérer la confiance des citoyens, a affirmé, mercredi à Kenitra, le ministre de la Santé, El Houssein El Ouardi.

Le ministre, qui intervenait dans le cadre d'une rencontre organisée par son parti, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) sur le thème "quelle stratégie pour la promotion du secteur de la santé", a dressé un tableau noir sur l'état des hôpitaux publics marocains, notamment l'état catastrophique des services des urgences, affirmant que l'objectif principal de son département est de restaurer la confiance des citoyens.

La restauration de cette confiance passe par l'application de mesures concrètes à travers la mise en ?uvre des dispositions de la nouvelle Constitution relatives au droit à la santé, l'exécution d'une politique participative, l'application du programme gouvernemental en la matière et le renforcement et la consolidation des acquis, a-t-il assuré, le but étant de trouver des réponses précises aux attentes des citoyens.

C'est ainsi que le ministère de la Santé a pris une cinquantaine de mesures pour pallier au plus urgent dont 77 pc ont été exécutées jusqu'à présent, a expliqué M. El Ouardi, affirmant que son département doit procéder, par souci d'efficacité, à un repositionnement stratégique pour ne s'occuper que des questions liées à la santé, à l'accès aux soins et à la généralisation de l'AMO et du RAMED.

Il a annoncé, dans ce contexte, que 80 unités d'urgence de proximité ainsi que deux hôpitaux mobiles seront déployés dans les régions éloignées, ajoutant que 60 pc du budget de la santé seront consacrés l'année prochaine au monde rural.

Toutefois, selon le ministre de la santé, tout l'effort qui sera fait ne peut réussir sans une politique de formation du personnel médical, annonçant dans ce contexte, que pour la première fois au Maroc des infirmiers spécialisés en soins d'urgence seront formés.

Le ministre a, par ailleurs, déploré l'absence d'une politique de médicaments et plaidé pour un partenariat réglementé avec le privé pour pallier le déficit dans le secteur public.

MAP

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Gharb-Chrarda-Beni Hssen :Le savoir-faire de l’artisan marocain

7/11/2012

● Le 11e Salon régional de l’artisanat du Gharb-Chrarda-Beni Hssen, qui a ouvert ses portes la semaine dernière, intervient dans le cadre de la stratégie nationale «Vision 2015».
● La valorisation des produits artisanaux, leur originalité et leur spécificité restent les maîtres mots de ce rendez-vous.
Le ministre de l’Artisanat, Abdessamad Qaiouh, s’entretenant avec un artisan.
Le Salon régional de l’artisanat a ouvert ses portes jeudi à Kénitra. La cérémonie d’ouverture de cette 11e édition s’est déroulée en présence du ministre de l’Artisanat, Abdessamad Qaiouh, accompagné du wali de la région du Gharb-Chrarda-Béni Hssen, Idriss Khazani, et en présence des élus, des représentants des autorités judiciaires et administratives locales. À l’instar des autres régions du Royaume, le Salon régional intervient dans le cadre de la stratégie nationale «Vision 2015» visant la valorisation des produits artisanaux, leur originalité et leur spécificité. Il vise également la promotion de ce secteur et de son rôle dans le développement régional.

Le Salon offrira aussi aux artisans l’opportunité de faire connaître leurs produits, d’échanger leurs expériences respectives et leur permettra un contact direct avec leurs clients.
Intervenant à cette occasion, le ministre de l’Artisanat a déclaré que cet événement annuel «entre dans le cadre de la stratégie nationale adoptée ces dernières années par son département et dont l’objectif essentiel est de promouvoir l’artisanat national. Il vient, dit-il, couronner les efforts et les sacrifices des artisans et mettre la lumière sur leur créativité et la qualité de leurs produits, estimant qu’il s’agit d’une vraie fête célébrant la richesse de l’artisanat marocain et le patrimoine culturel national et régional». Il a, d’autre part, indiqué que ce salon constituait une occasion pour mettre en valeur le travail des artisans de la région du Gharb-Chrarda-Beni Hssen et les encourager à innover et à développer leurs produits de façon à répondre aux exigences du marché. C’est aussi, conclut-il, une opportunité pour être à l’écoute de leurs doléances et de leurs revendications.

 70 stands et 87 exposants


Outre des exposants venus de la région du Gharb-Chrarda-Beni Hssen, le Salon régional de l’artisanat, aménagé en 70 stands, accueille 87 exposants représentant les villes de Laâyoune, Smara, Assa-Zag, Marrakech, Essaouira, Taza, Safi, Taroudant, Azilal, Fès, Demnate, Ouezzane et Salé. La gamme des produits exposés varie entre la couture traditionnelle, la broderie à la main, le tissage traditionnel, la sculpture sur bois, la céramique, le cuir, la bijouterie, les tapis, le fer forgé et la peinture sur soie et verre. La valeur des produits exposés est estimée à 3,2 millions de DH. Le Salon, qui s’étale sur une superficie de 2 088 m², est installé en face de l’Hôtel de Ville de Kénitra. La participation féminine à ce salon est de l’ordre de 36,78%.

Le taux de participation des artisans du monde rural atteint les 14,94%. Les artisans de la région du Gharb-Chrarad-Beni Hssen représentent 60,92% de l’ensemble des exposants. Les organisateurs prévoient quelque 70 000 visiteurs. Organisé par la Chambre de l’artisanat des provinces de Kénitra, Sidi Slimane et Sidi Kacem, en partenariat avec la maison de l’Artisanat et en collaboration avec la direction régionale de l’artisanat, ce Salon prévoit plusieurs activités en parallèle, jusqu’au 11 juillet prochain. Ainsi, il sera procédé à l’organisation d’une session de formation au profit des artisans de la province de Kénitra, à la distribution de diplômes aux lauréats des métiers d’artisanat des centres de formation professionnelle et à l’organisation de rencontre de sensibilisation au profit des artisans.

 La stratégie nationale 2015 de l’artisanat


Il s’agit d’adopter une politique volontariste pour créer suffisamment de nouveaux emplois. D’autre part, illustrer le nouveau rôle de l’administration qui doit passer d’une administration de gestion à une administration de développement. En d’autres termes, l’État devient un entraîneur qui choisit des axes de développement et oriente et encadre les acteurs privés. Le secteur privé, pour sa part, se voit investi de la mission de mise en œuvre de ces axes de développement et de création d’emplois.
Cette stratégie de développement du secteur de l’artisanat résulte d’une démarche d’analyse poussée qui a nécessité plusieurs mois de travail (chiffres clés du secteur, recensement de tous les opérateurs existants, diagnostic, plan d’action détaillé, etc.). Elle s’inscrit également dans le cadre du Plan Émergence (étude Mc Kinsey) qui a identifié les différentes branches d’activité économique que notre pays gagnerait à développer en tant que locomotives pour l’exportation.
Publié le : 11 Juillet 2012 - Driss Lyakoubi, LE MATIN

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Exploitation sexuelle des mineurs : brisons le mur du silence : Sans tabous ni langue de bois

7/09/2012

La journée d’étude organisée par l’Association «Touche pas à mon enfant», vendredi dernier à Kénitra en collaboration avec l’Union des jeunes avocats, s’inscrit dans ce cadre. Le thème de cette journée «Abus sexuels sur mineurs : brisons le mur du silence» était pour le moins édifiant. La qualité des participants ne l’était pas moins.

Les cas de maltraitance des enfants et surtout de leur exploitation sexuelle ne cessent de défrayer la chronique. C’est là un phénomène qui doit interpeller tout un chacun.
La journée d’étude organisée par l’Association «Touche pas à mon enfant», vendredi dernier à Kénitra en collaboration avec l’Union des jeunes avocats, s’inscrit dans ce cadre. Le thème de cette journée «Abus sexuels sur mineurs : brisons le mur du silence» était pour le moins édifiant. La qualité des participants ne l’était pas moins.
Dans son intervention à l’ouverture de cette journée, la présidente de «Touche pas à mon enfant», Najat Anwar, a judicieusement rappelé que c’est là un sujet qui ne peut en aucun cas admettre l’utilisation de la langue de bois, ajoutant que l’on doit s’attaquer de front à ce phénomène tout en se gardant d’en faire un sujet tabou.
Cette rencontre s’est distinguée par la présentation d’une étude concernant la région de Chrarda-Beni Hssen et qui, plus est, était agrémentée de statistiques sur les cas de ces crimes au cours des années 2009, 2010, 2011, recueillies auprès de la Chambre criminelle de Kénitra. C’est la première fois, indique l’association, que des chiffres officiels sur les crimes d’abus sexuels sur mineurs sont présentés.
La présidente de l’Association «Touche pas à mon enfant» a salué le courage des tribunaux de cette ville dans leur traitement de cette affaire.
Pour l’Association, ces statistiques sont inquiétantes vu la progression du phénomène et en même temps rassurantes au regard des peines sévères prononcées. En effet, le nombre d’abus sexuels sur mineurs est passé de 101 en 2010 à 130 en 2011, soit une augmentation d’environ 30% et celui des dossiers sanctionnés par un acquittement n’a pas dépassé 5,17% en 2009 et 2,30% en 2011.
Selon ces chiffres, en 2010, sur les 484 cas présentés devant la Chambre criminelle, 101, soit 20,86%, concernaient des abus sexuels sur mineurs. 72, soit 71,28%, ont été sanctionnés par des peines d’emprisonnement, 17 (16,83%) par des sursis, 4 (3,96%) par des acquittements et 8 (7,92%) n’ont pas été jugés. En 2011, 614 affaires criminelles ont été présentées à la justice, 130 d’entre elles, soit 21,17% portaient sur des crimes d’abus sexuels sur mineurs.
Dans 97 cas de ces abus (74,61%), le tribunal a prononcé des peines de prison, dans 18 cas (13,84%) des sursis, dans 3 cas (2,30%) seulement des acquittements et 12 autres cas (9,23%) n’ont pas été jugés.
A la fin des travaux de cette journée, «Touche pas à mon enfant» a formulé nombre de propositions et émis plusieurs recommandations impliquant notamment les parents, l’école, les médias, les associations militant pour les droits des enfants, entre autres, et a demandé de rejeter les circonstances atténuantes dans les cas d’abus sexuels sur mineurs.
Il va sans dire que cette journée si importante soit-elle ne peut suffire face à l’acuité de ce triste phénomène. Il faudrait étendre ce genre d’étude à bien d’autres régions du pays.
Lundi 9 Juillet 2012


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